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Économie – Social

Lourdes : l'avenir de l'usine Toupnot incertain

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Par , France Bleu Béarn

Une réunion avait lieu, ce lundi, à la préfecture de Tarbes entre les acteurs du dossier Toupnot. La conserverie de corned-beef, basée à Lourdes, a été ravagée début janvier, depuis 73 salariés sont au chômage technique. Les dirigeants ont admis qu'ils souhaitaient se séparer de l'usine.

Usine Toupnot, à Lourdes (Hautes-Pyrénées)
Usine Toupnot, à Lourdes (Hautes-Pyrénées) © Radio France - Sonia Ghobri

Lourdes, France

Un coup dur pour les 73 salariés de l'usine Toupnot, à Lourdes (Hautes-Pyrénées). La conserverie de corned-beef a été ravagée par un incendie en janvier, depuis ils sont au chômage technique. Et ce lundi, lors d'une réunion à la préfecture à Tarbes, les dirigeants de Cofigéo, le groupe qui détient l'entreprise, ont admis du bout des lèvres qu'ils souhaitaient se séparer de l'usine lourdaise. 

"On a un peu secoué les dirigeants de Cofigéo, pour qu'ils nous expliquent ce qu'ils comptent faire, les élus leur ont demandé d'arrêter de nous promener. Ils sont restés vagues, nous avons continué de leur mettre la pression, jusqu'à ce qu'ils annoncent qu'ils étaient prêts à laisser l'argent de l'assurance sur le territoire. Le raccourci est vite fait, ils ne veulent plus de Toupnot," raconte Philippe Combes, délégué CHSCT de l'entreprise. 

J'en veux à mon patron parce qu'il nous lâche dès la première opportunité - Eric, salarié de l'usine Toupnot depuis 36 ans 

Eric, salarié de l'usine Toupnot depuis 1983, est très ému : "Je suis écœuré ! Ça fait mal d'entendre ça, après des années de bons et loyaux services. Les dirigeants nous ont laissé mariner pendant deux mois et demi,  on n'a pas le droit de donner de l'espoir aux gens comme ça... ils auraient dû nous le dire dès le départ".

Eric ne décolère pas, il se souvient de ses années passées au sein de l'entreprise Toupnot "nous avons traversé la crise de la vache folle, celle du cheval parce que nous avions un vrai industriel qui aimait son entreprise mais nous avons été rachetés par un financier. J'en veux à mon patron parce qu'il nous lâche dès la première opportunité. Cet incendie, ce n'est pas notre faute, ce n'est pas la sienne mais ce n'est pas notre faute".

Philippe Combes reproche également aux dirigeants de Cofigéo de n'avoir fait preuve d'aucune volonté pour relancer l'usine : "ces gens-là auraient dû réagir dans les jours qui ont suivi l'incendie, nous leur avons proposé de créer des ateliers relais pour garder un maximum de clients. Ils n'ont jamais rien fait, aujourd'hui encore, aucune décision n'a été prise"

Toupnot retrouverait l'équilibre en 2022, si elle redémarre

Les salariés souhaitent désormais trouver un nouveau repreneur. "Nous avons perdu 58% de nos clients mais il s'agit essentiellement de contrats d'une durée d'un an, voire de deux ou trois ans. Donc, si nous perdons un client aujourd'hui, nous pouvons le retrouver l'an prochain", souligne Philippe Combes. Puis, les syndicats avanceront un autre argument : selon des experts mandatés par l'État, l'entreprise Toupnot retrouverait l'équilibre dans trois ans, si l'activité reprenait dans les mois à venir.

Le conseil municipal de la ville de Lourdes a voté une motion pour soutenir les salariés, "cette entreprise a été créée en 1932 par une famille lourdaise, les salariés sont lourdais, ils travaillent à Toupnot depuis de nombreuses années, nous n'acceptons pas que plus de 70 emplois disparaissent de notre territoire".

Aucune décision n'a été prise officiellement ce lundi. Une autre réunion est prévue le 15 avril à la préfecture à Tarbes. Le groupe Cofigéo devra annoncer ses projets concernant l'avenir de Toupnot.