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Économie – Social
Dossier : Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen

Lubrizol : l'inquiétude d'un maraîcher du pays de Bray, toujours interdit de commercialisation

L'exploitation de Pascal Hérache se situe à Sommery, près de Forges-les-Eaux. C'est l'une des 112 communes où la commercialisation de produits agricoles est interdite par un arrêté préfectoral depuis l'incendie à l'usine Lubrizol à Rouen.

Les traces de suie sont toujours visibles sur les serres de Pascal Hénache.
Les traces de suie sont toujours visibles sur les serres de Pascal Hénache. © Radio France - Rudy Pupin

Sommery, France

Pascal Hérache gère la ferme biologique de la Cavée à Sommery depuis trois ans. Cette exploitation d'un hectare et demi concentre plus de 6.000 mètres carrés de légumes. Ces produits ont subi les retombées de suie avec l'incendie de Lubrizol le 26 septembre. Des potimarrons, des poireaux ou encore des choux, qu'il ne peut pas vendre avant le retrait de l'arrêté de la préfecture. Les autorités attendent les résultats de toutes les analyses pour prendre une décision. 

Un impact économique 

Depuis l'arrêté, le maraîcher constate une baisse de son chiffre d'affaires. "Le week-end dernier, c'était très calme. Nous n'avons même pas fait 100 euros, alors que d'habitude c'est plutôt 500 voire 600 euros". Les mois de septembre, octobre, novembre et décembre sont pourtant des mois cruciaux. 

"Cela représente une somme considérable, si on prend ma parcelle de 5.000 poireaux, cela représente 4.000 euros", indique Pascal Hérache. Il estime la perte, à terme, à plus de 10.000 euros si l'arrêté demeure. 

Je peux craindre une suspension du label AB

L'attente des résultats s'ajoute à une autre angoisse pour ce maraîcher biologique : "Mon certificateur bio est venu pour constater les dégâts. Je peux craindre une suspension du label AB si les résultats sont mauvais."

Pascal Hérache et dix autres producteurs voisins ont créé un collectif et engagé un avocat. Ils espèrent recevoir des indemnisations.

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