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Dossier : Incendie à l'usine Lubrizol à Rouen

Lubrizol : le feu vert du Coderst au redémarrage partiel de l'usine de Rouen

Le Coderst se réunissait ce mardi 10 décembre afin donner son avis sur une reprise partielle de l'activité de Lubrizol à Rouen. Le Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques vient de voter pour la reprise d'activité partielle du site Seveso.

Lubrizol demandait le redémarrage de deux unités de mélange sur son site Seveso de Rouen
Lubrizol demandait le redémarrage de deux unités de mélange sur son site Seveso de Rouen © Radio France - Alexandre Bioret

Le Coderst (conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques) vient de voter pour la reprise d'activité partielle du site de Lubrizol à 20 voix contre 4 (et une abstention). L'instance se réunit d'habitude dans le plus grand anonymat. Ce mardi 10 décembre, changement de contexte, les avis du conseil étaient extrêmement attendus. Parmi ces avis, celui qui porte sur la demande de reprise partielle d'activité de Lubrizol à Rouen a focalisé toute l'attention. Le mercredi 4 décembre, déjà, la Dreal avait donné son feu vert à cette reprise. Le préfet de la Seine-Maritime, Pierre-André Durand, a expliqué à plusieurs reprises qu'il se rangerait à cet avis pour donner son feu vert au redémarrage.

Oui au redémarrage partiel de Lubrizol

Le Coderst a donc voté à 20 voix contre 4 ce redémarrage partiel de l'usine. On compte une abstention, celle d'Alban Bruneau, maire du Gonfreville l'orcher et représentant de la Communauté urbaine du Havre. L'entreprise avait assuré avoir parfaitement peaufiné son dossier. Selon elle, des travaux ont été réalisés pour retenir les eaux pollués en cas d'incendie. Lubrizol a aussi pris des engagements : ne pas reconstruire les hangars détruits et limiter considérablement les stocks en travaillant à flux tendu. La direction du site Seveso a insisté sur le fait que les unités de mélange étaient sans risque, qu'elles ne dégageaient pas de produits chimiques.

Le camp du non

La Métropole de Rouen, France Nature Environnement, l'Union régionale des médecins libéraux de Normandie et le représentant de l'association de consommateurs ont voté contre la reprise partielle de l'activité. La Métropole de Rouen n'avait jamais pris de position tranchée sur le sujet. Soucieuse de l'activité économique mais encore davantage des questions de sécurité, elle estime qu'à ce jour les conditions ne sont pas réunies pour le redémarrage des deux unités de mélange.

Le monde économique était impatient

Dans un courrier adressé au Premier ministre, le Ceser (Conseil économique, social et environnemental régional) plaidait pour une reprise rapide de l'activité sur le site Seveso de Lubrizol. "Je sais à qui appartient Lubrizol et je doute de la qualité de vie des Normands soit la préoccupation principale du fonds d'investissement dont le groupe est la propriété. Mais je sais aussi qu'à l'échelle de la Normandie, des salariés, des sous-traitants vivent dans une angoisse réelle et justifiée : celle de ne plus avoir de travail demain", écrit son président Jean-Luc Léger.

Opposition d'élus de Gauche

Plusieurs élus de gauche et parlementaires dans la Métropole rouennaise se sont exprimés dans une tribune il y a quelques jours. Ils sont opposés à cette réouverture partielle. C'est le cas, notamment, de la maire de Petit-Quevilly, Charlotte Goujon ou de ceux de Canteleu, Elbeuf, Malaunay, Maromme, Sotteville-les-Rouen. Ils estiment que "les conditions qui permettraient à l'État de se prononcer sur la réouverture partielle ne nous paraissent pas, aujourd'hui réunies". Il estiment donc cette reprise prématurée.

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