Économie – Social

Luché-Pringé : la volaille règne à nouveau dans l'ancienne usine Gastronome

Par Alexandre Chassignon, France Bleu Maine vendredi 29 janvier 2016 à 21:18

L'usine emploie 148 personnes.
L'usine emploie 148 personnes. © Sipa - François Lepage

Retour sur info - Après un plan de fermeture, une reprise in extremis et six mois de travaux, l'usine de Luché-Pringé trouve un nouveau rythme dans sa nouvelle activité. Ses près de 150 employés fournissent désormais plus de mille magasins du groupe Casino en barquettes de poulet et de dinde.

Depuis le début de l'année, 50 000 barquettes de dinde et de poulet sortent chaque jour de l'usine de Luché-Pringé. Elles sont vendues dans les Casino, Monoprix ou encore Leader Price, des enseignes du groupe Casino, le nouveau propriétaire.

Le distributeur a repris en avril le site à la coopérative Terrena, qui voulait le fermer et licencier ses 165 employés. Depuis, l'usine a été fermée six mois pour travaux, entièrement modernisée, avec des lignes de conditionnement neuves. Casino a investi 4 millions d'euros pour cette première année.

"On vient de monter en puissance chaque semaine de janvier, nous voilà cette semaine à 85% de notre niveau d'activité voulu pour cette année", se réjouit le directeur de l'usine, Francis Guilbert. Le prochain palier est attendu au printemps avec l'entrée en production de produits transformés comme les brochettes.

Francis Guilbert montre l'usine au ministre Stéphane Le Foll, le 28 janvier 2015 - Sipa
Francis Guilbert montre l'usine au ministre Stéphane Le Foll, le 28 janvier 2015 © Sipa - François Lepage

Luché-Pringé est devenu une usine pilote, au centre d'une filière. D'un côté Terrena fournit des morceaux de volailles nées, élevées et abattues dans le grand Ouest. De l'autre côté, les magasins. En janvier Luché tradition volailles a livré plus de 1 100 points de vente de six enseignes différentes. Tous les emballages portent le logo "volaille française".

Un patriotisme économique salué par le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, en visite à l'usine ce vendredi. Au printemps, le ministre avait mis en contact Terrena et Casino alors que le plan de fermeture était engagé. 

Les moyens de travailler dans de bonnes conditions"

La vocation de l'usine sarthoise a changé au passage pour se concentrer sur le conditionnement, à l'exclusion du désossage. Les salariés dont c'était la spécialité ont été formés. La totalisté des employés - après des départs naturels, il sont maintenant 148 - a reçu une formation, souligne Sébastien Besardeau, délégué CGT et élu au comité d'entreprise.

"Un gros changement pour les désosseurs"

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