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Économie – Social

VIDÉOS - Lutte contre la pauvreté : ce qu'il faut retenir des annonces d'Emmanuel Macron

jeudi 13 septembre 2018 à 13:16 - Mis à jour le jeudi 13 septembre 2018 à 17:31 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Emmanuel Macron a dévoilé ce jeudi son plan de lutte contre la pauvreté, depuis le musée de l'Homme à Paris. Insertion des jeunes, logement, cantines : découvrez les annonces que contient ce plan.

Emmanuel Macron lors de la présentation de son plan de lutte contre la pauvreté, le 13 septembre 2018.
Emmanuel Macron lors de la présentation de son plan de lutte contre la pauvreté, le 13 septembre 2018. © AFP - Michel Euler

Attendu en juillet et reporté au dernier moment, le plan de lutte contre la pauvreté a été finalement dévoilé ce jeudi par Emmanuel Macron. Fidèle à la métaphore utilisée depuis le début de son quinquennat, invitant "les premiers de cordée" à ne "pas oublier les derniers de cordée", le président de la République a annoncé toute une série de mesures touchant à de nombreux domaines. Insertion des jeunes, des chômeurs, repas dans les cantines, garde d'enfant : voici ce qu'il faut retenir de ces annonces, chiffrées à hauteur de huit milliards d'euros sur quatre ans - déjà "entièrement financées" - et présentées comme un "combat neuf" pour "ne plus oublier personne".

Un "revenu universel d'activité" voté en 2020

C'est la mesure de grande ampleur de ce plan : la création d'un "revenu universel d'activité", avec une "loi en 2020". Mais Emmanuel Macron n'est pas entré dans le détail de cette mesure, qui doit aboutir à la fusion de différents minima sociaux (RSA, APL, etc. ?) avec "des droits et des devoirs supplémentaires". Pas de montant évoqué non plus, mais "un seuil minimal de dignité". Une concertation doit désormais avoir lieu. Le chef de l'État s'est contenté de réclamer que la mesure ne soit "pas appelée RUA". "N'en faites pas un sigle, qui enferment les personnes", a-t-il demandé.

Création d'un "service public de l'insertion"

Pour mieux accompagner les personnes les plus éloignées de l'emploi, le président de la République a annoncé qu'il souhaitait créer "un service public de l'insertion". Le but : homogénéiser l'offre de service locale, trop "inégale territorialement", avec un guichet unique. À partir du 1er janvier, "chaque personne qui s'inscrit au revenu de solidarité active (RSA) doit avoir un rendez-vous dans le mois", dans "un lieu unique", pour bénéficier d'un accompagnement, a déclaré Emmanuel Macron. L'objectif est notamment de mieux prendre compte les problématiques professionnelles, mais aussi personnelles, des individus concernés (santé, situation familiale, etc.).

Dans le but de faciliter cette (ré)insertion professionnelle, divers dispositifs - tels que les chantiers d'insertion, les territoires zéro chômeurs, le Travail alternatif payé à la journée (Tapaj) - doivent être étendus à 100.000 bénéficiaires supplémentaires d'ici 2022, contre 140.000 aujourd'hui. Un coup de pouce sera enfin donné aux contrats d'insertion par l’activité économique (IAE), qui s'adressent à des personnes très éloignées de l'emploi : sur le quinquennat, le nombre de ces contrats aidés sera porté de 100.000 à 240.000.

Obligation de formation jusqu'à 18 ans, la "garantie jeune" étendue

Un contrat sera passé avec les départements et leurs services d'aides sociales à l'enfance (ASE). Notamment pour que les bénéficiaires puissent continuer à bénéficier de ce soutien de l'ASE plus longtemps, jusqu'à 21 ans. Cinquante millions seront investis pour "créer une obligation" de trouver un logement, une formation, un emploi, aux jeunes qui n'ont "pas de solution" à la sortie de ce dispositif de l'ASE. L'obligation de formation, pour les jeunes, passera en outre de 16 à 18 ans à partir de la rentrée 2020. Les pouvoirs publics seront par ailleurs tenus "de proposer un accompagnement" à tout mineur en situation de décrochage scolaire, soit environ 20.000 personnes par an.

Le dispositif "garantie jeune"- 408 euros par mois, réservés aux 16-25 ans les plus éloignés de l'emploi - sera étendu à "500.000 jeunes avant la fin du quinquennat", contre 100.000 actuellement.

Développer les repas à un euro dans les cantines

Emmanuel Macron a souhaité également que les enfants les plus défavorisés aient un "accès universel" aux cantines scolaires. Concrètement, il s'agit de "développer les repas à un euro" et les petits-déjeuners dans les écoles prioritaires "afin de s'assurer que tous les enfants commencent la journée dans les mêmes conditions".

Faciliter l'accès aux crèches

Le plan prévoit également d'ouvrir davantage les crèches aux enfants de quartiers prioritaires ou défavorisés, via des bonus financiers aux  collectivités. Le nombre de crèches "à vocation d'insertion professionnelle" doit passer "de 40 à 300 d'ici 2020", permettant à plus de parents en situation de précarité ou de chômage de retrouver une situation plus stable. Aujourd'hui, les crèches n'accueillent que 5% des enfants des quartiers défavorisés. Pour soutenir financièrement les parents, les aides à la garde d'enfant seront par ailleurs versées immédiatement.

Fusion de deux dispositifs santé

Dans le domaine de la santé, le plan prévoit la fusion de deux dispositifs de complémentaire santé, la CMU-C, gratuite et réservée aux plus
démunis, et l'aide à la complémentaire santé (ACS) destinée à des ménages modestes moins contraints. Cette mesure vise à simplifier le recours à ces dispositifs, afin que davantage de bénéficiaires se fassent connaître.

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