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Économie – Social

Lutte contre la pauvreté : ce que prévoit le plan d'Emmanuel Macron

jeudi 13 septembre 2018 à 4:27 - Mis à jour le jeudi 13 septembre 2018 à 3:30 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Prévention, accompagnement vers l'emploi des jeunes adultes, extension de la CMU (etc.) : Emmanuel Macron doit dévoiler ce jeudi à 10H00 sa "stratégie" de lutte contre la pauvreté depuis le musée de l'Homme à Paris.

Emmanuel Macron lors d'un déplacement au Luxembourg, le 6 septembre 2018.
Emmanuel Macron lors d'un déplacement au Luxembourg, le 6 septembre 2018. © AFP - Ludovic MARIN

Attendu en juillet, reporté au dernier moment, le plan de lutte contre la pauvreté sera finalement dévoilé à 10h ce jeudi par Emmanuel Macron. 

Soucieux de reprendre la main après une rentrée agitée et de  gommer son image de "président des riches", le chef de l'Etat a choisi de présenter lui-même ce plan, initialement confié à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et passé cinq heures, lundi, dans un centre d'ATD Quart Monde à la rencontre de personnes démunies.

Neuf millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté

Les acteurs du secteur espèrent des mesures fortes et des annonces concrètes. "Ce qu'on veut entendre, c'est qu'il faut éradiquer la pauvreté. Et plus que des paroles, c'est des moyens à la hauteur de cet enjeu qu'on attend", a prévenu Claire Hédon, présidente d'ATD Quart monde.

"Depuis 2008, on constate une reprise lente de la pauvreté, mais aussi un problème d'irréversibilité. C'est-à-dire qu'il n'y a pas plus de pauvres, mais qu'on a du mal à en sortir" a expliqué Jérôme Vignon, président de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes) à l'AFP.

Selon l'Insee, neuf millions de Français, soit 14% de la population totale, vivaient sous le seuil de pauvreté (1.026 euros par mois) en 2016. Parmi eux, trois millions d'enfants, soit un sur cinq. Et près de cinq millions de personnes vivent avec moins de 855 euros par mois.

Prévenir la pauvreté dès le plus jeune âge

Pour "sortir" les plus démunis de la pauvreté, le gouvernement "ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique, mais une politique d'investissement et d'accompagnement social" a promis Emmanuel Macron devant le Congrès en juillet. 

Concrètement, l’exécutif veut investir dans la prévention dès le plus jeune âge et l'accompagnement vers l'emploi. Cela devrait passer par une obligation de formation pour les jeunes jusqu’à 18 ans. Une mesure qui vise en particulier les "décrocheurs" qui quittent le système scolaire à 16 ans, sans diplômes ni qualifications. Le gouvernement veut notamment s'appuyer sur les missions locales.

Pour mieux accompagner les  jeunes vers l'emploi, la garantie jeune -un contrat d’une année rémunéré au maximum 480 euros- lancée durant le quinquennat de François Hollande, pourrait être étendue.

En matière de prévention toujours, une aide à l'instauration de petits-déjeuners dans les écoles prioritaires et un bonus financier pour les crèches accueillant des enfants défavorisés devraient également être annoncés.

Homogénéiser les minimas sociaux

Le président pourrait aussi faire des annonces importantes sur les minima sociaux, s'inspirant de deux rapports parlementaires remis la semaine passée au Premier ministre. Ils prônent l'homogénéisation de leur calcul pour mieux prendre en compte les revenus réels des allocataires avant une éventuelle fusion de prestations.

L'attribution automatique du RSA, plutôt qu'une revalorisation, est aussi envisagée. Dans une vidéo abondamment commentée, Emmanuel Macron s'était emporté mi-juin contre le "pognon de dingue" que coûtent les aides sociales sans sortir leurs bénéficiaires de la pauvreté.
 

Enfin l'extension de la CMU (couverture maladie universelle) à plusieurs millions de Français pour qu'ils bénéficient d'une complémentaire santé et des mesures pour éviter de laisser tomber à 18 ans les jeunes de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) devraient être évoquées.

Huit milliards d'euros vont être débloqués pour financer ces mesures a affirmé le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, dans une interview publiée mercredi sur le site internet de 20 Minutes.