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Économie – Social

Fermeture de Luxfer : la grève continue pour faire pression sur la direction

mardi 19 février 2019 à 18:32 Par Dominique Manent, France Bleu Pays d'Auvergne

Le bras de fer continue entre les salariés de Luxfer et la direction du groupe qui compte toujours fermer le site de Gerzat. A l'issue d'un comité de suivi organisé ce mardi en Préfecture, le mouvement de grève lancé la semaine dernière se poursuit. Objectif : faire perdre de l'argent à la société.

Les Luxfer devant la Préfecture du Puy-de-Dôme
Les Luxfer devant la Préfecture du Puy-de-Dôme © Radio France - Dominique Manent

Gerzat, Puy-de-Dôme, Auvergne-Rhône-Alpes, France

Dialogue de sourds, ce mardi, entre les salariés de Luxfer et la direction du groupe, venue d'Angleterre, pour la deuxième réunion du comité de suivi mis en place par la Préfecture du Puy-de-Dôme. Beaucoup de questions posées, mais peu de réponses de la direction qui maintient le principe d'une fermeture de l'usine de Gerzat. Dans ces conditions, les salariés, en grève depuis une semaine, poursuivent leur mouvement. 

"No comment"

Autour de la table du comité de suivi, des représentants des personnels, la direction de Luxfer, mais aussi des élus locaux et la préfète du Puy-de-Dôme. Pendant ce temps, devant la Préfecture, environ 80 salariés de l'usine de Gerzat sont rassemblés, soutenus par la CGT du Puy-de-Dôme.

A la sortie de la réunion, c'est la douche froide. "Nous sommes dégoûtés" explique Axel Peronczyk, représentant du personnel chez Luxfer. "Chaque fois qu'on posait une question, c'était no comment". _Ils sont de marbre ils ne bougent pas. Ils veulent nous laisser aucune chance."_Autrement dit, le groupe campe sur ses positions et souhaite fermer le site puydômois dés ce printemps.  

La grève comme moyen de pression

Dans ces conditions, la grève lancée il y a une semaine se poursuit, décision prise au cours d'une assemblée générale organisée dans la foulée. 136 emplois sont menacés chez Luxfer, sans compter les intérimaires, alors même que le carnet de commandes de l'entreprise est plein. Poursuivre la grève, c'est un moyen de pression. "Les clients ne sont pas prêts pour la délocalisation et ils sont en colère de ne pas recevoir leurs produits"  poursuit Axel Peronczyk. La direction a bien proposé une prime de reprise de 1.250 euros mais les grévistes ont refusé. 

L'Etat et les élus locaux main dans la main

Dans un communiqué, la Préfecture précise ses exigences et celle des élus locaux : "La priorité est donnée par l’État et les collectivités à la recherche d’une solution de reconversion(...) Suite aux différents échanges qui se sont mis en place, tant avec les salariés qu’avec les services de l’État, la direction du groupe LUXFER a aujourd'hui accepté d’ouvrir cette démarche à des entreprises concurrentes, dès lors qu’elles se limiteraient à la production de bouteilles de type 1 (aluminium). 

Quant à la dimension environnementale du dossier, un arrêté préfectoral sera pris avant la fin de la semaine, pour imposer à Luxfer des investigations en vue d'une dépollution du site.