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Lynda Bensella, CGT : "Ce n'est pas l'entreprise qui crée l'emploi, ce sont nos besoins"

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Par , France Bleu Isère
Grenoble, France

À la veille de l'examen en conseil des ministres de la future loi travail, Lynda Bensella, secrétaire départementale de la CGT en Isère, était l'invitée de France Bleu Isère. Elle revient sur le rôle des syndicats dans les entreprises et sur les projets à moyen terme de la CGT.

Lynda Bensella, secrétaire départementale de la CGT en Isère : "Ce que nous prépare Macron, c'est l'exécution du droit du travail."
Lynda Bensella, secrétaire départementale de la CGT en Isère : "Ce que nous prépare Macron, c'est l'exécution du droit du travail." © Radio France - Simon de Faucompret

Au lendemain de l'intervention sur nos ondes de Pierre Streiff, patron du Medef Isère, un autre son de cloche sur l'emploi s'est fait entendre ce mardi 27 juin. "Les patrons ont de bonnes raisons d'être enthousiastes, ils vont pouvoir jouer sur le temps de travail et les salaires", rétorque Lynda Bensella, secrétaire départementale de la CGT en Isère. "De notre côté, on a toutes les raisons d'aller voir les salariés pour leur expliquer qu'ils vont vivre moins bien et que le chômage va augmenter."

Une affirmation appuyée par les premières statistiques du quinquennat Macron sur le chômage, publiés le lundi 26 juin dans la soirée : une hausse de 0,6% au mois de mai dans le pays, confirmée plus légèrement en Isère avec + 0,1%. "Nous ne sommes pas les seuls à le dire", déclare Lynda Bensella avant de faire référence à un article du Monde publié sur leur site le 8 juin dernier, et plus spécifiquement à l'analyse de l'économiste Patrick Artus : "Ce qui est aujourd'hui proposé va augmenter le chômage, les effets positifs ne se feront pas sentir dans l'immédiat. Et dans dix ans, nous reviendrons aux chiffres d'aujourd'hui", expose la secrétaire départementale. "Pour le monde du travail, c'est la mauvaise voie."

Le travail, "pas un coût mais une richesse"

Cette hausse du chômage n'est-elle pas justement le signe d'un besoin de réformes et de création d'emplois par les entreprises ? "C'est sur ce point qu'il y a un désaccord", réplique Lynda Bensella. "Nous travaillons pour démontrer que ce n'est pas l'entreprise qui crée l'emploi. L'entreprise, au même titre que les syndicalistes, n'est qu'un outil. Ce sont nos besoins qui créent l'emploi."

Un outil syndical qui semble néanmoins avoir été peu manié depuis l'élection d'Emmanuel Macron : les syndicats semblent bien discrets depuis bientôt deux mois. Seulement en apparence, selon la secrétaire : "Nous travaillons en profondeur, auprès des salariés, afin de les convaincre que la démocratie rentre dans l'entreprise via les lois du travail (...) Il faut des grèves, il faut arrêter le travail pour se faire entendre. Il n'y a pas d'entreprise sans salariés."

Une discrétion qu'elle explique par une certaine discrimination médiatique : "Je n'ai jamais entendu de campagne de médias sur nos élections. Je n'ai jamais entendu de débats de syndicats pour nos élections. Mais j'entends la répression syndicale, le licenciement, la mise au placard", assène-t-elle en reprenant à son compte l'exemple des 48 mises à pied chez PSA citées par Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, dans une interview à l'Humanité deux jours plus tôt.

Rentrée sociale active

Pour pallier ce sentiment de "deux poids deux mesures"', la CGT proposera dès la rentrée sociale des demi-journées de formation. "La question, c'est : dans quel monde voulons-nous vivre ? Nous sommes des héritiers d'acquis sociaux", juge Lynda Bensella. "Soit on laisse dilapider notre héritage en restant au balcon sans rien faire, soit on décide de rentrer en jeu. Nous voulons dire aux gens qu'un autre monde est possible, mais qu'il faut se battre."

Réécoutez l'intervention de Lynda Bensella au micro de France Bleu Isère, ce mardi 27 juin 2017.

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