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"Madjikarité" : des savons qui n'attendent plus qu'un papier de la préfecture pour mousser

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Par , France Bleu Nord
Hauts-de-France, France

Après cinq ans d'études à Lille, une jeune femme originaire du Tchad a lancé sa micro-entreprise dans les Hauts-de-France. Le site internet "Madjikarité" est en ligne, 600 produits sont déjà fabriqués,mais elle attend que la préfecture lui donne le feu vert pour lancer son activité.

Yankimadji Rassembaye, une jeune femme originaire du Tchad
Yankimadji Rassembaye, une jeune femme originaire du Tchad © Radio France - Cécile Bidault

Voici ce qui pourrait être une belle histoire, mais qui pour l'instant est une histoire de patience. Une jeune femme de 29 ans, originaire du Tchad, et qui vient de faire 5 ans d'études à Lille, a créé une micro-entreprise. Yankimadji Rassembay fabrique des produits cosmétiques à base de beurre de karité, biologique et extrait de façon équitable en Afrique. "Le projet est économiquement viable, je ne l'ai pas monté toute seule, je me suis fait accompagner, et j'ai fait tester les produits à des clients, qui les apprécient".

600 produits déjà fabriqués

Elle a déjà produit 600 savons, beurres corporels et sticks à lèvres, lancé son site internet "Madjikarité". Elle a des clients qui attendent, dans la région, mais aussi à Marseille, Toulouse, Lyon, en Belgique. Des distributeurs lui ont également dit être prêts à les commercialiser. Mais elle ne peut pas lancer l'activité, car elle a besoin au préalable d'obtenir une carte de séjour "artisan-commerçant". Elle a déposé sa demande en octobre, il y a plus de 6 mois, et depuis elle attend, sans nouvelles. "C'est stressant, c'est angoissant de ne pas pouvoir développer ce projet", soupire la jeune femme, qui se rend à la préfecture du Nord une fois par mois, espérant que son dossier avance.

Interview de Yankimadji Rassembaye

Pourtant, Yankimadji est convaincue que Madjikarité peut marcher. Au-delà de l'activité économique, c'est aussi un projet social. Elle souhaiterait importer le beurre de karité depuis son pays, le Tchad, et ainsi offrir du travail aux femmes, là-bas. "La France et le Tchad, ce sont deux pays témoins de mon existence, le Tchad où je suis née, la France qui m'a formée. Je suis très fière de ce que j'ai accompli. C'est mon projet de vie. Je ne baisse pas les bras, je reste forte". Sa plus grande crainte ? "Voir mon projet échouer, car c'est déjà un investissement, les produits sont fabriqués et prêts à être commercialisés". Yankimadji Rassembaye a écrit au préfet du Nord pour attirer son attention sur sa situation.

Rencontre avec Yankimadji Rassembaye

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