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"Mais qu'est-ce qu'on va devenir ?" : Mercedes veut vendre son usine Smart à Hambach, les salariés sont sonnés

"Les salariés se sentent trahis," dénonce la CGT Smart ce vendredi après l'annonce de mise en vente de l'usine d'Hambach en Moselle. Malgré les efforts consentis par les salariés et les millions d'euros d'investissements annoncés, le groupe cherche un repreneur.

Le site Smart à Hambach emploie près de 1.500 salariés
Le site Smart à Hambach emploie près de 1.500 salariés © Radio France - Lucas Valdenaire

"C'est triste, on ne s'y attendait pas du tout," confie une salariée à la sortie de l'usine, le soir de la mauvaise nouvelle. En effet, la direction du site automobile Smart à Hambach a annoncé ce vendredi l'intention de Mercedes-Benz de vendre l'usine mosellane qui emploie près de 1.500 salariés. Il faut maintenant trouver un repreneur.

Une annonce inattendue ce vendredi matin

La production de trois modèles du constructeur allemand devait commencer cet automne sur place. Le groupe avait même annoncé 500 millions d'euros d'investissements pour des véhicules électriques. Mais là, toutes les cartes sont rebattues et l'inquiétude des salariés est énorme. Ce contexte post-Covid n'arrange rien : la crise économique frappe durement le territoire et le marché automobile tourne au ralenti.

"Qu'est-ce qu'on va devenir ? s'inquiète l'employée. On a toujours fait des efforts pour la pérennité du site, on a toujours connu les montagnes russes et là c'est le coup de grâce. Même nos chefs ne savent pas ce qu'il va se passer. Alors on va continuer, il le faut bien et puis voilà, on attend. C'est très lourd, c'est clair. Franchement, le weekend ne va pas être terrible. Ce sont les prochaines semaines et les prochains mois qui vont être très durs à encaisser."

On a toujours fait des efforts et là, c'est le coup de grâce

"C'est très dur à encaisser," confie une salariée de l'usine à la sortie du travail
"C'est très dur à encaisser," confie une salariée de l'usine à la sortie du travail © Radio France - Lucas Valdenaire

"Aujourd'hui, qui pourrait reprendre une usine auto ?"

Les yeux fatigués, un délégué CGT partage sa consternation. "On nous prévient pas, on ne discute pas, déplore Thomas di Francesco. Aujourd'hui les salariés ont fait des efforts et voilà la récompense. La crise du Covid, elle a bon dos !"

"Aujourd'hui, qui pourrait reprendre une usine automobile ? Je ne veux pas m'avancer mais il va falloir se battre maintenant. C'est un peu tard, mais on ne laissera pas tomber les salariés, on sera là pour eux !"

La crise du Covid, elle a bon dos

Lui aussi a appris la nouvelle ce vendredi matin. Le nouveau maire de Sarreguemines, Marc Zingraff. "Cela a été un choc, on ne s'y attendait pas, explique-t-il. Nous avons très peu de nouvelles, il nous faut plus de renseignements. Mais on partage l'inquiétude des salariés et on est là pour défendre leurs intérêts. On mesure la relation à l'emploi et au tissu économique global. On suit tout cela avec grande assiduité pour passer à l'action."

"C'est une situation d'autant plus embarrassante que le contexte est particulier. Nous sortons de la crise Covid et on est à l'aube des grandes vacances : je ne vous le cache pas, cela ne nous rend pas la tâche facile," conclut le nouveau maire.

Mercedes doit rendre des comptes

Région, département et communauté d'agglomération : les trois présidents s’engament eux aussi dans un communiqué. Ils viennent de contacter la direction du groupe : Mercedes doit maintenant rendre des comptes. "Il est regrettable que cette décision soit prise en dehors de toute concertation et de toute discussion, peut-on lire dans ce communiqué. Aujourd’hui, nous adressons nos plus sincères pensées aux employés du site ainsi qu’aux sous-traitants et aux syndicats. Nous serons à leurs côtés dans leur combat pour préserver cet outil industriel unique dans notre région, qui plus est dans un contexte difficile en pleine crise sanitaire."

"Nous serons également aux côtés des sous-traitants et de leurs salariés, parfois des TPE – TPI, très liés à Mercedes-Benz pour qu'ils ne soient pas les grands oubliés de cette cession" écrit, de son côté, Michaël Weber, premier secrétaire du parti socialiste en Moselle.

Enfin, Bruno Le Maire s'est exprimé sur le sujet. Le Ministre de l'Economie dit vouloir "garder toutes les options ouvertes, y compris celle de conserver le site".

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