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Makeen Energy à Buzançais : la direction envisage désormais de supprimer une vingtaine de postes

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Par , France Bleu Berry

Après trois mois d'annonces pour le moins contradictoires, les salariés de Makeen Energy, à Buzançais, ne sont toujours pas fixés. Mais on en sait davantage sur la volonté stratégique de la direction, après une audience au tribunal de commerce ce mercredi.

L'entreprise Makeen Energy envisage désormais un plan social d'une vingtaine de postes
L'entreprise Makeen Energy envisage désormais un plan social d'une vingtaine de postes © Radio France - Gaëlle Fontenit

Une situation "burlesque", le délégué syndical Force ouvrière de Makeen Energy n'a pas d'autre mot pour qualifier les rebondissements de ces derniers mois. Petit rappel des faits : mi-juin, la direction danoise annonce qu'elle veut tout bonnement fermer le site de Buzançais. C'est la douche froide pour les salariés. Puis fin juillet, finalement, la direction décide de maintenir l'activité en réalisant même des investissements, et en nommant un nouveau directeur de site. 

Le projet de liquidation judiciaire devient dès lors un plan de redressement. Ce qui nous amène à l'audience de contrôle de ce mercredi 16 septembre. Ce matin, la direction a confirmé qu'elle souhaitait se conformer à sa dernière annonce, à savoir maintenir de l'activité sur place, mais avec un plan social. 

Finalement, le groupe a pu trouver des ressources pour poursuivre ses activités

"Le groupe avait dû faire des choix liés à la crise du Covid, et avait pris la décision d'arrêter le site de Buzançais parce qu'il était déficitaire", explique l'avocat de la direction, Maître Robin Stuckey. "Finalement, le groupe a pu, en interne avec ses actionnaires, trouver des ressources pour poursuivre ses activités. Même s'il y aura un plan social, la volonté est de maintenir l'activité sur le site."

Ce plan social représente environ une vingtaine de postes supprimés sur les 87 que compte le site. "Comme l'a signalé le tribunal de commerce, c'est vrai que 20 postes en moins c'est mieux que 80. Mais c'est toujours 20 de trop, et au final, il y aura 20 familles à qui il faudra expliquer pourquoi on en est arrivé là", déplore Stéphane Robin, représentant syndical Force ouvrière, qui espère que les élus du CSE pourront négocier avec la direction. 

Les voyants économiques repassent au vert, mais la confiance est dans le rouge

En outre, un vrai problème de "confiance" en la direction se pose désormais. "L'ascenseur émotionnel a été très grand. On apprend une liquidation sèche avec plus rien dans les caisses, ensuite on passe sur une phase de redressement... On s'attendait à un repreneur extérieur, et finalement c'est notre propre patron qui nous reprend", liste Stéphane Robin. "Sur le plan national, je ne pense pas trouver une autre situation que celle que l'on vit en ce moment. Lors de l'audience, l'administrateur judiciaire a précisé que les voyants repassaient au vert, mais la partie sociale est plutôt dans le rouge. Le taux de confiance est vraiment touché. Je pense d'ailleurs que le nouveau directeur qui vient d'être nommé [il est arrivé le 1er septembre] aura ce rôle de récupérer la confiance des gens. _Ça doit être compliqué pour lui, il a un gros challenge à relever_."

Prochaine audience d'étape le 9 décembre. La direction espère présenter son projet de redressement détaillé avant cette échéance. La justice se prononcera le 25 décembre sur l'évaluation globale des actions de la direction depuis la mise en redressement judiciaire. 

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