Économie – Social

"Malaise profond" au commissariat de Niort

Par Noémie Guillotin, France Bleu Poitou jeudi 22 septembre 2016 à 21:22

Yves Lefebvre, secrétaire général d'Unité SGP Police Force Ouvrière était au commissariat de Niort ce jeudi
Yves Lefebvre, secrétaire général d'Unité SGP Police Force Ouvrière était au commissariat de Niort ce jeudi © Radio France - Noémie Guillotin

Le syndicat Unité SGP Police - Force Ouvrière tire la sonnette d'alarme. Il dénonce de vives tensions au commissariat de Niort, dans le service administratif mais aussi à la brigade de sûreté urbaine.

Certains problèmes remontent à plusieurs années. Ils sortent aujourd'hui des murs du commissariat de Niort. Au point qu'Yves Lefebvre, le secrétaire général du syndicat Unité SGP Police - Force Ouvrière se déplace pour rencontrer la directrice départementale de la sécurité publique des Deux-Sèvres.

"On a des collègues sous anti-dépresseurs, qui pleurent dans les bureaux, qui mettent des coups de poing dans les placards pour passer leur rage"

Jean-Pierre Favreau, le secrétaire départemental du syndicat décrit une ambiance "délétère", un "mal profond", dans le service administratif mais aussi à la BSU, la brigade de sûreté urbaine où le commandant exerce "un management d'un autre temps". Jean-Pierre Favreau décrit les conséquences sur les fonctionnaires de police : "en 6 ans, + 337% d'augmentation d'arrêts maladie". Le contexte actuel avec la menace d'attentat, la surcharge de travail aggrave la situation mais pour le représentant syndical "ce n'est pas l'origine des problèmes".

Retrouver la sérénité

La directrice départementale de la sécurité publique dans les Deux-Sèvres Céline Grassegger est consciente de la problématique depuis son arrivée : "Il y a un constat sur des difficultés de situations collectives mais un certain nombre de mesures ont été prises depuis plus d'un an et demi et nous continuons à travailler pour apaiser le climat", explique-t-elle.

"Il faut que nos collègues puissent être respectés, qu'ils ne fassent pas l'objet de brimades, de défiances permanentes", insiste de son côté Yves Lefebvre. Le représentant national d'Unité SGP - Police FO utilise la métaphore footballistique : "Quand une équipe ne marche pas bien, on change d'entraineur. Aujourd'hui il faut qu'on change de chef à la brigade de sûreté de Niort".

Yves Lefebvre qui a annoncé la venue dès la semaine prochaine d'une délégation de l'IGPN, la police des polices, pour voir comment les choses se passent au commissariat de Niort, écouter les policiers et faire des préconisations.