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Malgré la crise sanitaire, 2020 est la deuxième meilleure année pour le marché immobilier en France

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Par , France Bleu
France

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, 2020 a été une bonne année pour le marché immobilier français : plus d'un million de ventes ont été conclues, derrière l'année record de 2019. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cela comme le dévoile ce lundi le baromètre mensuel de "Meilleurs agents".

2020 est la deuxième meilleure année pour les transactions immobilières en France et ce malgré la crise sanitaire.
2020 est la deuxième meilleure année pour les transactions immobilières en France et ce malgré la crise sanitaire. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Détrompez-vous si vous pensez que le marché immobilier a flanché devant le Covid-19. Bien au contraire. D'après le baromètre mensuel de "Meilleurs agents" dévoilé ce lundi, le site d'informations immobilières qui met également en relation particuliers et agents immobiliers, 2020 est une très bonne année : plus d'un million de ventes en France (1.020.000 plus précisément) soit la deuxième meilleure année enregistrée, selon "Meilleurs agents" juste derrière 2019, année record avec 1.060.000 transactions immobilières.

Des très bons résultats donc, malgré tout freinés par la crise. Selon Thomas Lefebvre, directeur scientifique de "Meilleurs agents" contacté par France Bleu, "ce chiffre aurait pu être 8% à 10% supérieur s'il n'y avait pas eu la crise sanitaire. 2020 était partie pour battre des records." En comparaison, la crise économique de 2008 avait fait baisser le marché immobilier de près de 30%.

Comment expliquer ces bons résultats ?

Toujours d'après Thomas Lefebvre, trois raisons peuvent expliquer cette situation. Premièrement, le rebond après le premier confinement englobe avant tout des transactions conclues avant l'apparition du virus ou en cours de finalisation. Ces projets, déjà lancés, ont donc été réalisés avec un peu de retard mais auraient quoi qu'il arrive été menés à bien. Ils participent donc eux aussi à la bonne santé de l'immobilier en France. Deuxièmement, les nouveaux projets lancés par les Français - et ce malgré le contexte sanitaire et économique - montrent que malgré tout, y compris dans des périodes d'incertitude, nous avons confiance dans la pierre. Enfin, les taux des banques expliquent également cela. Même si dernièrement elles ont durci leurs conditions d'accès aux crédits, elles ont continué à fonctionner pendant la crise, prêtant à des taux qui n'ont certes pas énormément baissé mais qui n'ont, surtout, pas augmenté : "par exemple, un ménage avec un bon dossier pouvait emprunter à _1% sur 20 ans avant la crise, 0,8% aujourd'hui_.

"La crise que nous traversons a obligé des professions immobilières à accélérer leur digitalisation" (Thomas Lefebvre, "Meilleurs agents")

A noter également que les nouveaux outils mis en place par les agences immobilières ou bien les notaires (signature électronique, dispositifs de prospection à distance, visites virtuelles...) ont également permis d'aider les futurs acquéreurs dans leur démarche. Le fait d'avoir numérisé ces outils a donc empêché ou du moins limité le freinage des transactions immobilières comme le confirme Thomas Lefebvre : "C'est une bonne chose pour la profession. A terme, je pense que ces techniques vont rester même après le Covid-19."

Une stabilisation des prix favorable à l'achat ?

Globalement, les prix ont continué à augmenter au niveau national depuis le début de la crise sanitaire, il y a un an : +2%. Cependant, "Meilleurs agents" note depuis la rentrée de septembre un changement de tendance orientée vers une stabilisation des prix. "Cela montre que le marché est sain", explique Thomas Lefebvre. "Il est entré dans une nouvelle ère. S'il avait continué à augmenter sans explication et sans tenir compte du contexte, ça aurait été un problème. On aurait parlé de "bulle", comme pour les bulles spéculatives. Ce n'est pas le cas ici."

Entre le 1er septembre 2020 et le 1er mars de cette année, Paris a enregistré un recul de ses tarifs de 2,5%. Même constat du côté des dix plus grandes métropoles qui ont, elles aussi, vu leurs prix se stabiliser (+0,1%). "Des villes comme Paris ou Lyon observent une nette rupture dans la dynamique de leur marché. Pour Paris on reste malgré tout sur des très prix très élevés (plus de 10.000 euros le mètre carré). Cette baisse de 2% peut encore continuer mais je pense que ça n'ira pas beaucoup plus bas. A Lyon, le marché était en forte hausse : +10% environ sur ces cinq dernières années et depuis cet été les prix ont baissé de 2%." Des baisses légères, certes, mais qui malgré le contexte ont pu inciter voire convaincre des acheteurs à franchir le pas.

Concernant la volonté post-premier confinement des Franciliens de délaisser la région parisienne au profit de la campagne. Thomas Lefebvre confie que pour le moment il n'observe pas ce phénomène "mais c'est une vraie question." "Avec le télétravail qui s'est largement imposé, ce sont des choses que l'on surveille. Malgré tout je ne pense pas que nous irons vers du 100% télétravail et je ne crois pas à l'exode urbain vers les campagnes. Quel sera l'immobilier de demain ? On est en attente."

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