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“Malgré les aides, on est en déficit tous les mois”. Le cri d’alarme des loisirs en intérieur

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Les bowlings et autres parcs de jeux pour enfants, fermés depuis le reconfinement, redoutent de ne pas surmonter la crise. Le fond de solidarité ne couvre pas leurs défenses fixes. Ils espèrent un geste de l’Etat.

Des jeux sans enfants : le site Girafou sonne creux depuis le reconfinement, comme tous les lieux de loisirs en intérieur
Des jeux sans enfants : le site Girafou sonne creux depuis le reconfinement, comme tous les lieux de loisirs en intérieur

Emmanuel Macron présentera ce mardi soir une première phase de déconfinement. Sauf coup de théâtre, les commerçants dit “non-essentiels" devraient pouvoir préparer leurs réouvertures. Mais d’autres secteurs s'attendent à rester sous le régime du confinement, comme celui du “loisir indoor” (Parcs de jeux pour enfants, Laser Game, Escape Game, Réalité Virtuelle, Trampoline parcs et autres Bowlings). La France compte quelque 2.000 lieux de divertissements pour adultes et enfants, tous en grandes difficultés financières et obligés de puiser dans leurs réserves… pour ceux qui en ont encore.

Le secteur s’attend à revivre le scénario du printemps : premier fermé et parmi les derniers rouverts. Ces entreprises bénéficient du fond de solidarité de 10.000 euros. Mais cette somme ne couvre pas les charges fixes et incompressibles. “Surtout les loyers” indique Guillaume Sautot, dirigeant de Girafou, situé à Bénouville (Calvados). “Parce qu’ils nous faut de grands espaces pour installer tous les jeux”. Des superficies de 800 à 2.000 mètres carrés en moyenne qu’il faut bien payer, même vides de toute clientèle. “Selon les établissements les dépenses se situent entre 17 000 et 20 000 euros. Malgré les aides comme le chômage partiel et le fond de solidarité de 10 000 euros, on est chaque mois déficitaire et obligé de puiser dans la trésorerie” détaille l’entrepreneur calvadosien. Il réclame, comme l’ensemble de la profession, une augmentation du fond de solidarité pour qu'il colle mieux aux dépenses incompressibles de ces lieux de loisirs. 

Au pire moment : celui de la haute saison

Contrairement au premier confinement du printemps, le gouvernement a fait un geste incitatif envers les bailleurs : ils bénéficieront d’un crédit d'impôt de 50% du loyer abandonné. Un système qui n’apporte pas de garantie pérenne, comme les Prêts Garantis par l’État, déjà largement consommés et qu’il faudra rembourser. Ces TPE et PME s'attendent à vivre un long confinement, mais cette fois pendant sa haute saison. “Nous sommes fermés au moment où nous faisons l'essentiel de notre chiffre d'affaire annuel, c'est-à-dire sur la période octobre-avril.” se désole Guillaume Sautot, qui dit “comprendre la mesure sanitaire. Mais il faudrait qu’on puisse y faire face économiquement" précise celui qui est aussi le représentant régional de l’Association des espaces de Loisirs Indoor. 

En moyenne, les entreprises du secteur accusent une baisse de 80% du chiffre d’affaires par rapport à l’exercice 2019. Certaines sont en péril dans cette activité qui représente 12.000 emplois à l’échelle nationale

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