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Économie – Social

Manche : le boom des constructions dans la périphérie des villes

vendredi 14 septembre 2018 à 6:05 Par Faustine Mauerhan, France Bleu Cotentin

Fini les banlieues dortoirs et les villages morts. Dans la Manche, c'est la périphérie des villes qui attire de plus en plus d'habitants.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Marc Demeure

Couville, France

La vie est un perpétuel aller-retour. Celui de la mode et des envies de vie. Après l'exode rural et le boom des villes, voilà donc, le retour à une vie tranquille, dans les campagnes. La preuve avec les très nombreux projets de construction un peu partout dans la Manche. 63 maisons sont en construction à Condé-sur-Vire, près de Saint-Lô, 24 parcelles sont en vente à Torigny-les-Villes aussi. Et dans le Nord du département, c’est Couville qui a la cote.

Un lotissement de 43 maisons en projet à Couville

Il y a 20 ans, Couville comptait 840 habitants. Aujourd'hui, ils sont 1.123 dans la commune, idéalement située - il faut dire - entre Cherbourg et Flamanville, Valognes et La Hague. Alors c'est sûr ça circule mais c'est ce qui a attiré Cédric et toute sa famille. "Je travaille à l’usine Orano de La Hague, explique le jeune père de famille, et ma femme travaille à Octeville donc c’est pratique. On est près de Cherbourg et puis on a tous les commerces donc on est bien à Couville."

Le reportage de France Bleu Cotentin à Couville.

Les services : un atout indispensable

Des services. Voilà le graal. L'école d’abord. Il y a 179 élèves à Couville dans des classes d'un seul niveau. La cantine est sur place. Les petits y mangent des produits frais, locaux et bio pour 3€90. Il y a aussi une garderie et un centre aéré. Et pour les courses de tous les jours : une station-service, une boucherie et la boulangerie de Franck où la sonnette qui annonce les clients ne s'arrête jamais. "Cela fait sept ans que j’ai pris la boulangerie, se souvient le patron, et l’entreprise progresse bien. A mon arrivée, il y avait trois salariés. Aujourd’hui on est quinze. C’est qu’il y a toujours quelque chose à Couville", explique le boulanger.

Une vie associative riche

Toujours quelque chose, grâce aux nombreuses associations de la commune. Celle des parents d’élèves en premier, qui organise la kermesse, le spectacle de fin d’année, le Noël et aussi, les foulées couvillaises. Mais il y a aussi le club des aînés, les cours de bricolage du mardi après-midi.

Mais alors comment Couville réussi ce petit miracle à l'heure où les campagnes se meurent ? C'est un combat de tous les jours avoue Alain Pinabel. Depuis 10 ans qu'il est maire, il se bat : pour sauver l'école, attirer les commerces. Mais surtout, Alain Pinabel a fait un calcul : "à mon arrivée, j’ai augmenté les impôts. Ça a été mon premier réflexe, reconnait l’élu, car c’est vrai, cela permet d’augmenter les recettes. Mais finalement c’est minime. Alors j’ai misé sur le nombre. Je me suis dit : si on construit, si on attire des nouveaux habitants, on aura plus d’impôts. En 10 ans, la part communale n’a donc augmenté que de 1,5%. Et on voit le résultat aujourd’hui", se félicite le maire.

Pourquoi Couville attire toujours plus d'habitants ? La réponse du maire, Alain Pinabel.

Un lotissement entièrement privé

Le résultat, c'est donc ce chantier d'un lotissement de 43 nouvelles maisons qui va bientôt démarrer. Entièrement privé. Le promoteur va même créer les nouvelles rues lui-même et installer des lampadaires. La commune paiera "seulement" l'entretien de la voirie et l'électricité pour les futurs nouveaux Couvillais. 

Seul inquiétude pour le futur quand même dans ce village : le prix de l'essence. S'il continue d'augmenter, c'est toute l'économie de la campagne qui est en péril.