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Économie - Social

Manche : Remade fixée sur son sort jeudi

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Par , France Bleu Cotentin

Reprise ou liquidation? Les salariés de Remade seront fixés jeudi : le tribunal de commerce de Rouen doit rendre sa décision en début de matinée.

En septembre dernier, les salariés de Remade défilaient inquiets dans les rues d'Avranches.
En septembre dernier, les salariés de Remade défilaient inquiets dans les rues d'Avranches. © Radio France - Lucie THUILLET

La justice doit trancher jeudi le sort de la jeune société Remade, installée à Poilley dans le Sud-Manche et spécialisée dans le reconditionnement de smartphones. 320 salariés y travaillent mais pour combien de temps encore? Placée en redressement judiciaire en septembre dernier, l'entreprise risque la liquidation judiciaire à moins qu'une offre de reprise soit validée par le tribunal de commerce de Rouen. Après quatre audiences, et l'examen de deux offres de reprise le 9 janvier dernier, la décision du tribunal sera disponible au greffe jeudi 16 janvier, dès 9 heures. Une décision qui sera ensuite présentée par la direction à 14 heures, à Poilley, devant les salariés. 

L'offre d'un candidat anglais tient la corde

Parmi les deux offres de reprise en lice, celle du Britannique Suresh Radhakrishnan semble tenir la corde. Elle avait fait l'objet d'un examen poussé lors de l'audience du 9 janvier et avait recueilli un avis favorable du Comité social et économique (CSE). Ce projet propose de reprendre 118 emplois sur les 320 restants (rappelons au passage que l'effectif de Remade était monté jusqu'à 680 salariés l'an dernier). Le candidat à la reprise envisage d'investir 3,3 millions d'euros, directement issus de ses fonds propres pour relancer l'entreprise. D'après l'avocat des salariés, Thomas Hollande, "son business plan a convaincu le CSE en raison des 25 ans d'expérience affichés par Suresh Radhakrishnan dans le secteur et ses relations dans les marchés porteurs, la Russie, le Moyen-Orient et la Grande-Bretagne. Reste que 3 millions, c'est bien mais ça risque d'être insuffisant", poursuit l'avocat.

Le fondateur de Remade n'a pas dit son dernier mot

La seconde offre de reprise "en compétition", est portée par le fondateur et ex-PDG de Remade, Matthieu Millet. Celui-ci promet de reprendre 142 salariés en mettant 1,3 million d'euros sur la table. Mais aujourd'hui, le comité social et économique, autrement dit, les représentants du personnel ne veulent plus entendre parler de celui qui d'après eux, a précipité Remade à sa perte par une gestion hasardeuse et risquée. Matthieu Millet a été par le passé interdit de gérer plusieurs autres entreprises

Quelle que soit la décision du tribunal, le personnel craint un manque d'indemnités pour les salariés qui ne seront pas repris. Raison pour laquelle ils ont décidé mardi soir, de mettre sous clé tous les stocks de smartphones reconditionnés et prêts à être vendus, soit environ 25 000 appareils. Une manière de mettre la pression sur les administrateurs judiciaires. Déjà en décembre, ils avaient détruit près de 7000 téléphones pour protester contre les conditions financières prévues en cas de licenciements.

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