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Économie – Social DOSSIER : Le pouvoir d'achat : un enjeu électoral 2017

Manger bien et pas cher, le défi des précaires en Corse

vendredi 31 mars 2017 à 9:15 Par Hélène Battini et Olivier Castel, France Bleu RCFM et France Bleu

Bien manger en situation de précarité économique, c'est l'enjeu de beaucoup de foyers corses aujourd'hui. C'était le thème d'une journée, ce jeudi au centre du Sport et de la Jeunesse de Corse. Les populations les plus modestes sont les plus touchées par la mauvaise alimentation et les pathologies.

Manger bien et pas cher, le défi des précaires
Manger bien et pas cher, le défi des précaires © Maxppp -

Corse, France

Pas facile de manger bien et pas cher

Nous ne sommes pas tous égaux devant notre assiette. Nos habitudes alimentaires varient selon plusieurs paramètres, et celui qui nous différencie beaucoup, c'est le budget. Clothilde de Baudrenghien diététicienne-nutritionniste.

"J’adapte l’alimentation spécifique à la personne pour pouvoir récupérer un équilibre alimentaire."

De leur côté les associations font ce qu'elles peuvent. Dans son Centre d'Hébergement et de Réinsertion, la Fédération des Associations Laïques et d'Éducation Populaire fait des repas complets pour vingt-cinq personnes. Prix : moins de 2 euros par repas. Mais avant de pouvoir manger équilibré, les gens qui fréquentent le foyer tentent de manger, tout court. Annie Desert, Educatrice pour la FALEP.

"Quand on a très peu de budget on s’oriente vers les aliments les plus gras, les plus sucrés, on va vers les produits tous prêts, c’est catastrophique ! La principale difficulté est d’avoir les moyens de s’acheter à manger régulièrement surtout à la fin du mois. Des personnes n’ont pas de quoi. On cherche des solutions avec elles, on les oriente vers des associations, on travaille aussi beaucoup sur le budget. On gère actuellement avec le CPIE aux jardins des Milelli une petite parcelle, c’est un projet qui s’adresse particulièrement aux parents de jeunes enfants pour leur apprendre qu’on peut se nourrir aussi par soi-même."

Les bonnes pratiques alimentaires

Catastrophique, à tel point qu'aujourd'hui, l'Inserm a compté un enfant sur cinq en surpoids, en Corse. André Lestienne, l'un des responsables des "restos du cœur" d'Ajaccio, et de la coordination inter associative de lutte contre l'exclusion.

"Les petits budgets, c’est-à-dire ceux qui ont du mal à atteindre le seuil de pauvreté ou qui le dépassent à peine, sont ceux qui subissent des pathologies graves. Si on prend les statistiques sur l’obésité, 10% des français adultes en souffrent, alors qu’on arrive à 20% pour les femmes pauvres, c’est le double, pareil pour les enfants. Nous pensons que ça ne vient pas simplement du fait qu’ils ont de très petits budgets, ça vient surtout du fait qu’ils ne sont pas informés des bonnes pratiques nutritionnelles. Nous leurs faisons faire eux-mêmes des menus sous l’animation d’une diététicienne et de jeunes cuisiniers."

Sébastien Bonardi, produit des fruits et légumes qu'il vend en circuit court. Il préconise le Bio même s’il concède que le coût est plus élevé.

"Ça demande quand même de remettre en cause la part du budget qu’on va consacrer à son alimentation. Ce n’est pas facile faute d’offre, il y a une demande croissante, plus elle le sera plus ça va encourager les vocations parce qu’on pourra considérer que c’est viable."

En Corse, selon les Resto du Cœur, une famille précaire consacre par personne un peu moins de 3 euros par jour pour manger, c'est presque le triple pour une famille aux revenus dits "normaux" et c’est toujours un peu plus en Corse où la vie est plus chère.

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