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"Manger du faux pour de vrai" : le livre choc de Foodwatch dénonce la fraude dans nos assiettes

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Par , France Bleu

Huit ans après le scandale des lasagnes à la viande de cheval, Foodwatch sort ce jeudi "Manger du Faux pour de Vrai" ! Un livre choc sur la fraude dans nos assiettes : thon avarié, huile d'olive sans olives, faux bio et faux labels. Un trafic aussi juteux que celui de la drogue selon l'ONG.

#DuFauxPourDeVrai : plus de transparence sur les fraudes alimentaires !
#DuFauxPourDeVrai : plus de transparence sur les fraudes alimentaires ! - copie d'écran © foodwatch

Le livre "Manger du faux pour de vrai" d'Ingrid Kragl, directrice de l’ONG Foodwatch France sort jeudi aux éditions Robert Laffont, accompagné d'une pétition pour réclamer la fin de l'omerta dans l'agroalimentaire. 

Poulet gonflé à l’eau, thon avarié injecté d’additifs pour avoir l’air frais, faux miel, tomates espagnoles étiquetées françaises, vendre de la nourriture trafiquée, illégale, contrefaite, contaminée est moins risqué et parfois plus rentable que de s'adonner au trafic de drogue ou d'armement estime Foodwatch. 

Étayée d'exemples hallucinants, l'enquête d'Ingrid Kragl menée sur plusieurs années remonte les filières, dresse le portrait des fraudeurs et montre comment le crime organisé écoule de faux produits via les supermarchés, les restaurants ou sur Internet. Entre les mafias qui infiltrent le marché des fruits et légumes, le faux bio, le faux made in France, la tricherie sur les grands vins ou l'huile d'olive sans olives, la militante a recueilli des témoignages, interrogé les instances, les industriels, décortiqué les chiffres de la Répression des fraudes. 

La pandémie accentue le manque de contrôles

Foodwatch dénonce également à travers sa démarche le manque de moyens consacrés au contrôles, rappelant que 400 postes ont été perdus en 10 ans. Ils manquent d'autant plus cruellement en période de pandémie où l'attention des contrôleurs est détournée sur d'autres trafics liés au Covid : masques, gel hydroalcooliques, compléments alimentaires.

Une pétition pour réclamer plus de transparence

Pourtant, "le sujet reste tabou en France" estime l'ONG sur son site où la pétition #DuFauxPourDeVrai a été lancée le 25 mars 2021. "Impossible de savoir quels sont précisément les produits concernés, où ils sont vendus, en quelle quantité. Pratiquement aucune information ne transparaît sur les sanctions prises à l’encontre des tricheurs, qui ne sont jamais exposés au grand jour" argumente Foodwatch qui souhaite interpeller les ministres de l’Economie et de l’Agriculture en charge de la qualité de l'alimentation. 

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