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Économie – Social

MANGER LOCAL - Trois ans après l'ouverture du Drive Fermier à Dijon : est-ce rentable ?

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Par , France Bleu Bourgogne

Des produits fermiers 100 % Côte-d'Or, regroupés au même endroit : une journée porte ouverte était organisée au Drive fermier de Dijon ce samedi pour fêter ses trois ans. Verdict, la structure est à l'équilibre mais toujours à la quête de nouveaux clients pour plus de rentabilité.

Le Drive regroupe 40 fermes de Côte-d'Or qui se relayent chaque semaine pour vendre les produits des uns et des autres
Le Drive regroupe 40 fermes de Côte-d'Or qui se relayent chaque semaine pour vendre les produits des uns et des autres © Radio France - Sophie Allemand

Dijon, France

Voilà trois ans qu'une dizaine de producteurs locaux, venus de 40 kilomètres maximum autour de Dijon, se sont regroupés en un seul et même hangar. C'est au Drive Fermier 21, pas loin d'Ikea, qu'ils ont mutualisé leurs forces. Aujourd'hui ils sont une quarantaine et l'on y trouve de tout : de la viande, des légumes, du fromage, des yogourts ou encore des poissons. Pour fêter l'anniversaire du lieu, ses membres y ont organisé une journée porte ouverte ce samedi. Alors ce système est-il viable économiquement ?

Une structure à l'équilibre

Le principe : vous commandez ce que vous voulez en ligne avant le mercredi soir, puis le vendredi après-midi vous allez récupérer vos courses directement auprès d'eux. Contrairement à une AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne), il n'y a pas d'engagement, pas de minimum de commande, ni de panier pré-conçu. Verdict après trois ans : 2 000 fichiers clients enregistrés et une moyenne de 60 à 80 paniers par semaine

"Le nombre de commandes qu'on fait nous permet de payer nos charges" - Frédéric, producteur d'escargots

Avoir un peu plus de clients permettrait d'ouvrir une permanence supplémentaire. Pour l'instant, la structure a atteint un point d'équilibre. Comme l'explique l'un des fondateurs, Frédéric Marcouyoux, héliciculteur à la ferme de Vernot : "le nombre de commandes qu'on fait nous permet de payer nos charges. On ne cherche pas à dégager nos bénéfices puisque le Drive Fermier est un outil. Si demain on double les commandes, on ne va pas faire de bénéfice, on baissera la commission ce qui permettra aux clients de payer leurs produits moins cher. Trois ans, c'est à la fois long pour atteindre cet équilibre, mais en même temps c'est assez court puisqu'on dit qu'il faut attendre cinq ans pour voir la viabilité d'une entreprise.

Un développement à tâtons

Céline, productrice de légumes bio à Fénay - Radio France
Céline, productrice de légumes bio à Fénay © Radio France - Sophie Allemand

"Nous en en tant que producteur si on double les commandes cela nous permettra de vendre deux fois plus de produits, et donc de nous concentrer sur le Drive plutôt de courir partout, ajoute Frédéric Marcouyoux. On peut imaginer que demain des maraîchers passent toute leur production au Drive, ce serait chouette." Pour l'instant on en est loin... Céline par exemple est productrice de légumes bio à Fénay, les légumes sont les produits qui partent le mieux, malgré tout, le Drive "représente entre 5 et 10 %" seulement de ses ventes, le reste part directement à la ferme.

"C'est à l'image de nos exploitations " - Céline, productrice de légumes bio

En fait, cela se fait à tâtons, "c'est à l'image de nos exploitations, notre clientèle ne se fait pas en six mois. Donc pour le Drive c'est normal d'attendre deux, trois ans pour vraiment lancer l'affaire ! On est optimistes et motivés," explique la productrice. 

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