Économie – Social

Mangez des raviolis pour stopper la grève à Camaret-sur-Aigues

Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse et France Bleu mercredi 14 septembre 2016 à 17:07

Les raviolis Zapetti sont produits à Camaret-Sur-Aigues
Les raviolis Zapetti sont produits à Camaret-Sur-Aigues © Radio France - Philippe Paupert

Les salariés de Raynal-et-Roquelaure à Camaret-sur-Aigues (Vaucluse) demandent aux consommateurs d'acheter des raviolis Zapetti. Après quatre semaines de grève pour obtenir quarante euros d’augmentation de salaire, les salariés veulent vider les stocks pour faire pression sur leur direction.

Chez Raynal-et-Roquelaure à Camaret-sur-Aigues, les grévistes demandent aux consommateurs d'acheter des raviolis Zapetti, du taboulé, du couscous, des sauces tomate, pour les soutenir.

Quelque 60% des 180 salariés sont en grève. Les employés de l'usine de plats cuisinés réclament 40 euros d'augmentation. Le conflit dure depuis le 18 août et les négociations sont au point mort. Les salariés souhaitaient distribuer des tracts pour convaincre les clients des supermarchés Carrefour d'Orange et Intermarché de Camaret, mais les grandes surfaces ont refusé.

"Peut-être la direction fera rentrer les ouvriers quand elle verra que les stocks sont vides. C'est pas du boycott." Hervé Colpin, délégué CGT chez Raynal-et-Roquelaure

Quand les stocks de raviolis seront vides, la direction devra négocier

Les salariés grévistes demandent aux consommateurs vauclusiens d'acheter des produits Zapetti. Ils espèrent ainsi faire pression sur la direction : lorsque les stocks seront vides, il sera urgent de relancer la production et de trouver un accord pour reprendre le travail.

"Acheter Zapetti, c'est local. Avec la disparition de la Légion, l'économie de la région en a pris un coup. Si Zapetti s'en va, ça fera mal." Des clientes d'un supermarché d'Orange

Acheter Zapetti, c'est acheter local et défendre l'industrie française

D'habitude, Zapetti produit 200.000 boîtes de plats cuisinés par jour à Camaret-sur-Aigues. Un chiffre qui est passé à 15.000 depuis le début de la grève mi-août.