Économie – Social

Manifestations contre les ordonnances : près de 3.000 personnes dans les rues de Saint-Étienne

Par Sandrine Morin et Marie Rouarch, France Bleu Saint-Étienne Loire mardi 12 septembre 2017 à 12:29

3000 personnes dans les rues de Saint-Étienne pour la première manif contre les ordonnances.
3000 personnes dans les rues de Saint-Étienne pour la première manif contre les ordonnances. © Radio France - Marie Rouarch

Près 3.000 personnes se sont réunies dans les rues de Saint-Étienne mardi, dans la Loire, pour protester contre la réforme du code du travail. Une mobilisation similaire à celle de la dernière grande manifestation contre la loi travail.

La CGT appelait à manifester ce mardi matin à Saint-Étienne, Roanne et au Puy-en-Velay. Le syndicat est à l'initiative de cette journée nationale d'action contre la réforme du code du travail. C'est la première grande mobilisation sociale du quinquennat Macron. Même si tous les syndicats ne participaient pas au mouvement (Force Ouvrière y appelait dans la Loire mais pas à l’échelle nationale, la CFDT n'était pas partie prenante) les manifestants ont répondu présents.

Plus de 3.000 personnes ont défilé entre la Bourse du Travail et la préfecture. A Roanne, environ 900 personnes ont manifesté sur le pont des promenades. En Haute-Loire, 1.300 personnes ont défilé dans les rues du Puy-en-Velay.

La CGT en tête de cortège

En tête de cortège à Saint-Étienne, la CGT donne de la voix et brandit sa banderole "abrogation des lois antisociales". Une militante FO s'est glissée en première ligne. L'union départementale Force ouvrière appelait à défiler ce mardi, contrairement aux instances nationales du syndicat. Et puis, quelques rangs plus loin, Danièle, retraitée, brandit bien haut son panneau qui clame "adhérents de la CFDT, sommes dans la rue, la faiblesse est du côté de Laurent Berger". "Parce qu'il a dit ce matin à la radio qu'aujourd'hui, descendre dans la rue était un état de faiblesse", explique Danièle, outrée. Elle n'aurait suivi pour rien au monde la ligne du patron de la CFDT.

Ce défilé aurait dû être unitaire" - François, ouvrier dans une fonderie

Ce manque d'unité syndicale dans la contestation chagrine un peu François, militant CGT, ouvrier dans une fonderie. "Tous les syndicats auraient dû être dans la rue aujourd'hui", s'agace-t-il, "en espérant qu'ils le seront lors de la prochaine manifestation prévue le 21 septembre". Il se satisfait tout de même de l'affluence, "supérieure à celle de la dernière grande manifestation contre la loi travail", estime-t-il.

Les manifestants ont défilé de la Bourse du travail à la préfecture, à Saint-Étienne - Radio France
Les manifestants ont défilé de la Bourse du travail à la préfecture, à Saint-Étienne © Radio France - Yves Renaud

Pour Chantal, syndiquée à la FSU, ce rassemblement est même une réussite. "Je pense que ce mouvement est bien parti", pressent-elle. "On sera entendu malgré les déclarations du Président qui dit qu'il ne bougera pas. Je pense que si ça se mobilise bien, on pourra faire bouger les choses".

Ni fainéants, ni illettrés

Des militants qui au-delà des ordonnances, se sont aussi émus des mots récemment employés par le président Macron. "Fainéants", "illettrés", etc. Des mots qui ne passent pas.

"Les salariés ne sont pas des fainéants !", clament les manifestants contre la réforme du code du travail

→ Lire aussi - Opération escargot des forains sur l'A47, l'échangeur de Givors totalement bloqué