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Économie – Social

Manifestation à Clermont-Ferrand : ni cheminots, ni syndiqués, mais solidaires

jeudi 19 avril 2018 à 14:56 Par François Rauzy, France Bleu Pays d'Auvergne

A l'appel de la CGT, plus d'un millier de personnes ont défilé dans les rues de Clermont-Ferrand ce jeudi 19 avril. Le syndicat appelle à la "convergence des luttes". Nous nous sommes intéressés aux Clermontois non-syndiqués, simplement venus par solidarité pour le mouvement.

Manifestation à Clermont-Ferrand - Photo d'illustration
Manifestation à Clermont-Ferrand - Photo d'illustration © Radio France - Olivier Vidal

Clermont-Ferrand, France

La manifestation de ce jeudi 19 avril réunissait des cheminots, des agents de la T2C, de l'énergie, des retraités, des ouvriers Michelin, etc. Mais parmi les 1200 personnes présentes selon la police, des Clermontois, pas forcément concernés directement par les luttes en cours, ont défilé pour montrer eux aussi leur opposition au gouvernement.

Je ne comprends pas qu'on pointe du doigt des catégories sociales, qu'on traite de privilégiées, en disant qu'elles ont des droits spéciaux, alors qu'en fait ces gens se battent juste pour les droits de tout le monde. - Louis, bibliothécaire

Dans le cortège, parmi les innombrables drapeaux et gilets syndicaux, défilent aussi des "invisibles". Plus silencieux, ils accompagnent la marche, car eux aussi veulent s’élever contre les réformes du pouvoir. Frédéric, agent immobilier, est venu en famille : " Je suis venu contre toute la politique du gouvernement Macron. De la ZAD aux cheminots, au service public, en passant par tous les privilèges donnés aux plus riches. Je suis venu avec mes enfants qui sont à l'école, parce que pour eux demain c'est l'université, après-demain c'est le monde du travail et tout ça est lié. "

Camille est étudiant en pharmacie, il n'est "pas bloqueur, affilié à aucun mouvement et à aucun parti" mais lui aussi a tenu à participer au mouvement : " Je suis venu en solidarité avec tous les fainéants qui sont venus défendre leurs emplois. On nous dit qu'il n'y a pas assez de boulot pour tout le monde, mais on doit travailler plus tard et plus longtemps. C'est complètement absurde. " Pour Louis, bibliothécaire à Clermont-Ferrand, la mobilisation devrait être plus conséquente : " Dans l'opinion, ça dépasse vraiment le nombre de gens qui sont mobilisés. C'est dommage qu'il n'y ait pas forcément autant de monde pour le montrer. On voit que les français globalement sont attachés au service public et ce serait bien qu'il y ait plus de monde pour le défendre. " Effectivement, si la manifestation a réuni plus de monde que les 4 et 13 avril, la mobilisation était moins importante ce jeudi que le 22 mars dernier, où les syndicats avaient mobilisé 4 à 5 000 personnes.