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Manifestation régionale à Golfech contre un projet de démantèlement d'EDF

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Par , , France Bleu Occitanie

Les syndicats organisent ce mardi une nouvelle journée de mobilisation contre le projet Hercule, qui pourrait diviser EDF en trois entités.

250 manifestants environ rassemblés devant la centrale EDF de Golfech, à l'appel des syndicats.
250 manifestants environ rassemblés devant la centrale EDF de Golfech, à l'appel des syndicats. © Radio France - Pascale Danyel

Environ 250 salariés du secteur de l'énergie se sont retrouvés dans le froid à Golfech (Tarn-et-Garonne), ce mardi 19 janvier, pour protester contre le projet Hercule, considéré comme un démantèlement du groupe EDF. Dans le rassemblement, il y a aussi des salariés d'Engie, qui eux luttent contre le projet Clamadieu, qui pourrait séparer le groupe gazier (ex-GDF) en deux entités.

"Manifestation historique pour le site de Golfech" selon la CGT

Les manifestants redoutent "la fin du service public pour les énergies". La mobilisation doit durer jusqu'au couvre-feu de 18h, sans bloquer l'entrée du site. Elle regroupe des salariés venus de l'ouest de l'Occitanie (ex-région Midi-Pyrénées) : Ariège, Gers, Lot, Tarn, Toulouse, et toute la Haute-Garonne. Ils appartiennent à divers établissements : aussi bien EDF que RTE, Enedis, ou GRDF. "Une manifestation historique pour le site" selon Jonathan Mongin, délégué syndical CGT à la centrale nucléaire de Golfech :

Je crains pour la facture d'électricité qui va augmenter, pour mes conditions de travail, pour mon statut et pour la sûreté des installations"

Le syndicaliste dénonce les conséquences négatives d'une dérégulation des tarifs :

Quand il y a une tempête aujourd'hui, on sait que le jus est remis assez rapidement parce que c'est le service public. Quand ce sera dans les mains du privé, dans quel ordre les gens seront rétablis ? Ceux qui consomment le plus ou ceux qui en ont le plus besoin ? On n'est pas sûr du résultat"

Jonathan Mongin, délégué syndical CGT à la centrale de Golfech.
Jonathan Mongin, délégué syndical CGT à la centrale de Golfech. © Radio France - Pascale Danyel

"L'énergie n'est pas une marchandise comme les autres"

Très satisfait de l'importance de la mobilisation des salariés des industries électriques et gazières, le coordinateur régional pour la Fédération Nationale Mines et Energie de la CGT parle de "profit sur le dos des usagers", Thomas Bozonnet :

L'énergie devrait être considérée comme un bien universel et accessible à tous pour un prix modique, ce n'est pas une marchandise comme une autre. 

Thomas Bozonnet déplore une casse du service public de l'énergie entamée en 2001 :

La privatisation de l'énergie a commencé au début des années 2000, et le bilan pour l'usager c'est quoi : 35% d'augmentation sur les factures d'électricité, 75% d'augmentation pur les factures de gaz"

Parmi les manifestants, certains comme Mathilde ont fait plus d'une heure de route au petit matin pour arriver au piquet de grève dès 8h. Mathilde travaille à Toulouse chez Unitep,une branche d’EDF spécialisée dans les télécommunications et l’informatique réseau. Elle vient dire son refus de la privatisation d’EDF et de l’ensemble des industries électriques et gazières :

C'est une catastrophe, un hold-up sur l'énergie. Ce sont des entreprises créées en 1946, les contribuables ont beaucoup contribué à leur financement et on les livre au privé"

Mathilde, manifestante qui a fait le déplacement depuis Toulouse jusqu'à Golfech.
Mathilde, manifestante qui a fait le déplacement depuis Toulouse jusqu'à Golfech. © Radio France - Pascale Danyel

Le projet "Hercule" prévoit de scinder l'activité de l'électricien en trois entités : une entreprise publique (EDF bleu) pour les centrales nucléaires, une autre (EDF vert) cotée en Bourse pour la distribution d'électricité et les énergies renouvelables, et une troisième (EDF azur) qui coifferait les barrages hydroélectriques.

La centrale nucléaire de Golfech.
La centrale nucléaire de Golfech. © Radio France - Pascale Danyel

La députée PS du Tarn-et-Garonne propose un référendum

Pour le gouvernement, le temps presse car cette éventuelle réforme devrait passer par une loi cette année. Le ministre de l'économie Bruno Le Maire a insisté début janvier sur l'importance de cette réforme : "Ma responsabilité (...) c'est de donner à EDF (...) les moyens de se développer et de rester l'une des plus grandes entreprises énergéticiennes de la planète. C'est ça, l'objectif", en démentant toute volonté de "démantèlement". 

Les syndicats craignent aujourd'hui le recours à des ordonnances de la part du gouvernement, pour aller vite. En cas de débat parlementaire, les fédérations syndicales ont préparé le terrain ces derniers mois en envoyant de nombreux courriers aux élus locaux. 

De son côté, la cheffe des députés PS, la Tarn-et-Garonnaise Valérie Rabault, a annoncé son intention de déposer une proposition de référendum d'initiative partagée (RIP) contre le projet Hercule.

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