Économie – Social

EN DIRECT - Les taxis de nouveau reçus à Matignon

Par Martine Bréson, Fanny Lechevestrier et Rémi Brancato, France Bleu Paris Région et France Bleu mercredi 27 janvier 2016 à 15:54 Mis à jour le jeudi 28 janvier 2016 à 14:00

Manifestation de taxis
Manifestation de taxis © Maxppp

Alors que les manifestations ont provoqué d'importantes difficultés de circulation en région parisienne, l'intersyndicale des taxis était de nouveau reçue à Matignon, à la mi-journée, ce jeudi. Un préavis de grève a d'ores et déjà été déposé pour demain.

La grève des taxis devrait se poursuivre ce vendredi. Plusieurs syndicats ont déposé ce jeudi matin un préavis de grève pour continuer le mouvement une journée supplémentaire. Mais la situation pourrait toutefois se débloquer : l'intersyndicale des taxis était reçue à la mi-journée à Matignon. Sur les routes, les opérations escargot se poursuivent, notamment sur l'Autoroute A6, aux abords d'Orly.

Ce jeudi matin, à 8h40, le médiateur nommé par Manuel Valls, Laurent Grandguillaume, député PS, était en direct sur France Bleu 107.1. Il a indiqué qu'il avait rencontré les organisations syndicales dans la nuit. Pour lui, pas question de proposer un énième plan de concertation. "Il faut des actions immédiates" explique Laurent Grandguillaume.

Jeudi marque le troisième jour de grève des taxis. Pour être plus visibles que mercredi, une opération-escargot de grande ampleur a été menée ce jeudi matin, à l'ouest de Paris. Opération escargot  sur l'Autoroute A13, en direction de Paris avec une autoroute complètement bloquée : il fallait vers 8h30 ce jeudi matin, 3 heures pour aller d'Orgeval à la Porte d'Auteuil. A 10 heures, les taxis bloquaient la porte de Passy.

Près de 200 taxis ont également passé la nuit porte Maillot. Bercy et les aéroports de Roissy et d'Orly demeurent aussi difficiles d'accès. Aux abords d'Orly, une opération escargot a été menée sur l'A6a en direction de Paris, entraînant là encore d'importants embouteillages en amont.

Près de l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, une quinzaine de taxis bloquent l'un des accès au terminal 2. Une déviation est mise en place par Aéroports de Paris. Il faut prévoir des retards pour accéder à CDG-2.

On fait la route ensemble sur France Bleu 107.1 au 01.45.27.107.1.


La CGT et FO poursuivent la grève. De leur côté, le SDCTP et l'association Taxis de France, très présente porte Maillot, à Paris, précisaient mercredi soir que des délégués se rendaient à la préfecture pour faire une demande de renouvellement de l'autorisation de manifester accordée aux taxis.

Neuf chauffeurs, qui ont été interpellés mardi durant les manifestations qui ont marqué le premier jour de grève des taxis, étaient toujours en garde à vue mercredi. Sept de leurs collègues ont été déférés devant la justice. Celui à qui on reproche des violences, doit être jugé ce mercredi en comparution immédiate. Cinq autres ont accepté la procédure du plaider-coupable. Le septième chauffeur a fait l'objet d'un rappel à la loi. La police l'avait interpellé parce qu'il avait bloqué la circulation et qu'il avait continué après des sommations. Mardi les rassemblements de taxis avaient eu lieu porte Maillot et porte de la Chapelle à Paris mais aussi aux aéroports d'Orly et de Roissy. 

Deuxième jour de grève mercredi

Malgré la condamnation d'Uber France à verser 1,2 million d 'euros à l'Union nationale des taxis, malgré une rencontre avec Manuel Valls mardi en milieu de journée et la nomination du député PS Laurent Grandguillaume comme médiateur, les chauffeurs de taxis poursuivent leur mouvement ce mercredi. Ils protestent contre les VTC qu'ils accusent de concurrence déloyale. Plusieurs centaines de taxis sont mobilisés depuis ce matin pour le deuxième jour de grève. L'engagement serait un peu moins fort, ils seraient 780 taxis dans la rue contre 2.100 mardi, selon la Préfecture de police. A Paris, Porte Maillot où des débordements ont eu lieu mardi, près de 200 chauffeurs ont passé la nuit de mardi à mercredi dans leur voiture et ils ont été rejoints par des taxis venus de Nice. Une centaine de chauffeurs  dont des Bordelais et des Nantais a campé boulevard de Bercy sous les fenêtres du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, dont ils réclament la démission.

Les taxis ne veulent pas d'un médiateur 

Les deux intersyndicales de taxis sont d'accord pour dire qu'elles rejettent le médiateur. Pour montrer leur détermination, des opérations escargot ont été organisées ce mercredi aux entrées de l'aéroport de Roissy et à Orly. "On s'excuse mais on n'a pas le choix" indique un chauffeur de taxi qui affirme avoir perdu la moitié de son chiffre d'affaires à cause de la concurrence des VTC.

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