Économie – Social

Manifestation des fonctionnaires à Metz

Par Clément Lhuillier et Johanne Burgell, France Bleu Lorraine Nord mardi 26 janvier 2016 à 15:18

Manifestation de fonctionnaires dans les rues de Metz le mardi 26 janvier 2015.
Manifestation de fonctionnaires dans les rues de Metz le mardi 26 janvier 2015. © Radio France - Johanne Burgell

500 à 600 personnes ont défilé ce mardi à Metz pour réclamer des hausses de salaires pour les fonctionnaires.

Un défilé bruyant et coloré dans les rues de Metz, en ce mardi après-midi.  500 à 600 personnes ont répondu à l'appel des syndicats CGT, FO et  Solidaire, pour la défense du pouvoir d'achat des fonctionnaires et du service public.

Dans le cortège, de nombreux agents de la fonction publique hospitalière, territoriale, d’État. Tous réclament la fin du gel d'indice des salaires, en vigueur depuis 2010. Jacques a 54 ans, il est agent de la fonction territoriale à Metz depuis 16 ans : "Aujourd'hui, avec 16 ans d'ancienneté, j'ai 1 530 euros net par mois. Et si j'enlève les 269 euros d'IAT (indemnité d'administration et de technicité), qui ne compte pas pour la retraite, je suis juste au-dessus du SMIC. Avec deux enfants à charge et divorcé, je touche le RSA, il y a quelque chose qui ne va pas. C'est un salaire de misère. Notre pouvoir d'achat a baissé et notre salaire est gelé depuis 2010. Il faut arrêter."

Jacques, agent de la fonction publique territoriale depuis 16 ans.

Je n'arrive plus à mentir aux parents d'élèves

De nombreux enseignants participaient aussi au cortège, toujours mobilisés contre la réforme du collège qui prévoit notamment la mise en place de l'accompagnement personnalisé des élèves. Pour Cédric, qui enseigne la physique chimie à Metz, la réforme est mal faite : "Quand on dit qu'on va mettre en place une aide personnalisé, n'importe quel Français entend : mon fils va avoir des heures en plus, or c'est le contraire. En fait, tous les élèves seront dans ces séquences d'aide personnalisé, donc en réalité j'aurais toujours 30 élèves par classe. Ce n'est pas de l'enseignement de qualité. Je commence à me dire que je vais peut-être démissionner de l’Éducation nationale, parce que je n'arrive plus à mentir aux parents d'élèves."

L'Académie Nancy-Metz annonçait à la mi-journée un taux de grévistes de 11.78% dans le primaire et le secondaire.

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