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Manifestation des salariés de Kidiliz à Saint-Chamond pour sauver leurs emplois

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les salariés de Kidiliz à Saint-Chamond (Loire) se sont rassemblés devant le siège ce vendredi 16 octobre pour que leurs emplois soient sauvés. Un mois après que l'entreprise a été placé en redressement judiciaire, les 231 salariés sont très inquiets.

Les salariés de Kidiliz à Saint-Chamond se sont rassemblés ce vendredi 16 octobre devant le siège pendant une heure pour faire part de leur inquiétude un mois après le placement de Kidiliz en redressement judiciaire.
Les salariés de Kidiliz à Saint-Chamond se sont rassemblés ce vendredi 16 octobre devant le siège pendant une heure pour faire part de leur inquiétude un mois après le placement de Kidiliz en redressement judiciaire. © Radio France - Julien Gonzalez

"En danger" ! C'est le message porté par les salariés de Kidiliz rassemblés devant le siège de l'entreprise à Saint-Chamond (Loire) ce vendredi 16 octobre. L’ex-groupe Zannier, détenteur d’une dizaine de marques de prêt à porter comme Catimini et Z, avait été racheté en 2018 par le groupe chinois Semir. Le groupe est aujourd'hui en très grosse difficulté. Les repreneurs avaient jusqu’à ce jeudi 15 octobre pour se faire connaître. 

Une situation d'incertitude qui inquiète tous les salariés de Kidiliz. En France, ce sont 1300 emplois qui sont concernés et rien que sur le site de Saint-Chamond, 321 emplois sont en jeu. C'est le cas de Pascale Massardier qui a plus de 30 ans d'ancienneté et qui a très peur de se retrouver sur le carreau. 

"On sent que c'est la fin et on ne veut pas partir sans rien faire et sans rien dire !"

Avec plus de 30 ans dans l'entreprise, Pascale Massardier redoute vraiment de se retrouver sur le carreau

"On est en colère ! On sent que c'est la fin et on ne veut pas partir sans rien faire et sans rien dire ! Et on se sent comme toujours abandonnés ! C'est la deuxième fois que je vois une manifestation ici, on n'a pas l'habitude et pour nous c'est dur et aujourd'hui on est toutes là pour foncer et pour se dire que de toutes façons c'est la dernière fois ou jamais ! Il faut qu'on dise toute notre tristesse de voir tout ça qui disparaît parce qu'on n'a pas trop d'espoir. On craint pour nos emplois : on est principalement des femmes, on est à peu près toutes de la région donc ça va faire mal à Saint-Chamond et à la vallée du Gier. On sent que les choses sont déjà faites et que l'issue va être fatale pour nous !"

Inquiétude partagée par Lydia Stefani, salariée chez Kidiliz depuis 14 ans et élue du CSE CFTC. Pour elle, c'est la mauvaise gestion du groupe et les mauvais choix stratégiques qui sont à l'origine de cette situation.

"C'est un gros gâchis !"

Pour Lydia Stefani, salariée depuis 14 ans à Kidiliz et élue du CSE CFTC, c'est la mauvaise gestion du groupe et les mauvais choix stratégiques qui sont à l'origine de cette situation

"C'est un gros gâchis ! Un gros gâchis dans le sens où on a de belles marques, des gens qui sont investis, qui ont envie de travailler et au final, on se retrouve dans une situation où c'est une procédure légale qui se met en place au lieu d'avoir quelqu'un qui continue son investissement. Il y a avait déjà une situation compliquée et le fait d'avoir un actionnaire qui n'a pas fait ce qu'il avait promis sur ces deux années, du coup on paye les pots cassés pour ce manque d'action. On attend que l'Etat intervienne ! Qu'il appuie la reprise pour que ce soit une reprise massive du plus de salariés possible ! Parce que c'est une entreprise française, parce que ce sont des marques françaises et que de garder nos marques en France, c'est important !"

Le maire de Saint-Chamond Hervé Reynaud a présenté ce vendredi en assemblée départementale une motion de soutien aux salariés de Kidiliz et pour la poursuite de l'activité. La motion a été votée à l'unanimité par les élus.

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