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Économie – Social

VIDÉOS - Manifestation du 1er-Mai : violences et dégradations à Paris, 109 personnes en garde à vue

mardi 1 mai 2018 à 16:04 - Mis à jour le mercredi 2 mai 2018 à 8:17 Par Viviane Le Guen et Jocelyne Jean, France Bleu Paris et France Bleu

55.000 personnes selon la CGT, 20.000 selon la préfecture de Police ont manifesté mardi après-midi à Paris. Mais la fête syndicale a été gâchée par des heurts entre 1.200 personnes cagoulées et les forces de l'ordre près de la gare d'Austerlitz. Un McDonald's a été saccagé, des vitrines brisées.

Des groupes très violents ont commis des dégradations et se sont opposées aux forces de l'ordre.
Des groupes très violents ont commis des dégradations et se sont opposées aux forces de l'ordre. © AFP - Zakaria/ANADOLU AGENCY

La traditionnelle manifestation du 1er mai a été le théâtre de nombreuses violences et dégradations ce mardi 1er mai. Près de 1.200 personnes cagoulées, ceux que l'on appelle des "blacks blocs" se sont rassemblés sur le pont d'Austerlitz et se sont opposés aux forces de l'ordre. De nombreuses dégradations ont été commises. Les affrontements se sont poursuivis jusque tard dans la soirée. 

Gérard Collomb promet "encore plus de forces de l'ordre" pour les prochaines manifestations 

Il y a eu 283 interpellations parmi la mouvance radicale. Ce mardi matin, 109 personne sont toujours en garde à vue. Gérard Collomb a promis mercredi "encore plus de forces de l'ordre" lors des prochaines manifestations, "avec la volonté cette fois-ci de séparer totalement les manifestants de ceux qui veulent casser", a déclaré le ministre de l'Intérieur.

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a indiqué par ailleurs qu'un seul fonctionnaire de police a été blessé légèrement et que trois personnes, "manifestants ou badauds", ont été pris en charge par les pompiers pour des blessures légères.

Rassemblés autour de banderoles comme "Premiers de cordée, premiers guillotinés" ou "Cette fois, on s'est organisé", ils ont scandé des slogans hostiles au gouvernement et à la presse avant de saccager un restaurant Mc Donald's. Des objets incendiaires ont été lancés et il y a eu de brefs départs de feu. 

Mc Donald Austerlitz - Radio France
Mc Donald Austerlitz © Radio France - Valentin Dunate

Un engin de chantier puis une voiture ont été incendiés sur le boulevard de l'Hôpital.

22 compagnies de CRS ont été mobilisées pour disperser ces "black blocs" avec des grenades lacrymogènes et des canons à eau. Vers 17h, le préfet de police de Paris a demandé au cortège syndical de changer d'itinéraire.  Selon la CGT 55.000 personnes ont manifesté, 20.000 selon la préfecture de Police. 

Des heurts condamnés par Emmanuel Macron, Gérard Collomb et Anne Hidalgo

Sur leurs comptes Twitter, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, ont condamné les "violences" et "dégradations" commises. 

En déplacement à Sydney, le président Emmanuel Macron a estimé que "Le 1er mai est la journée des travailleurs, pas la journée des casseurs". "Je ne peux ici que condamner à nouveau avec la plus grande fermeté ce qui s'est passé", a insisté le président.

Des violences craintes par la Préfecture de police dès lundi 

Lundi, la préfecture de police avait évoqué un risque de débordement par "des groupes extrémistes" voulant faire de cette journée "un grand rendez-vous révolutionnaire", et prévoyant de "s'en prendre violemment aux forces de l'ordre ainsi qu'aux symboles du capitalisme".

A l'arrière, plusieurs milliers de personnes sont rassemblées pour le défilé qui se dirige vers la place d'Italie à l'appel de la CGT, Solidaires, la FSU et des fédérations franciliennes de FO. Les syndicats étudiant Unef et lycéen UNL sont aussi présents en tête de cortège.

L'an dernier, près de 142.000 personnes avaient manifesté à Paris selon la police, et six policiers avaient été blessés, dont l'un grièvement par un cocktail Molotov.