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Manifestations du 1er-Mai : 250 personnes à Reims, 200 à Charleville-Mézières

Pour la fête du Travail, des Marnais et des Ardennais ont défilé dans les rues de Reims et Charleville-Mézières. Ils étaient 250 dans les rues de Reims, 200 dans les rues de Charleville.

Le cortège rémois de la fête du Travail, le 1er mai 2021
Le cortège rémois de la fête du Travail, le 1er mai 2021 © Radio France - Sylvie Bassal

Comme le veut la tradition, des militants syndicaux, politiques et des sympathisants se sont retrouvés dans des cortèges à l'occasion de la fête du Travail. À Reims, 250 personnes sont parties de la maison des syndicats sur le boulevard de la Paix au son des tambours. À Charleville-Mézières, 200 manifestants sont partis de la place Winston Churchill.

Revendications sur tous les fronts

Réforme de l'assurance chomage, chômage, conditions de travail rendues plus difficile par le contexte sanitaire, les raisons de manifester ne manquaient pas pour Mélanie Martinet la secrétaire départementale de la CGT des Ardennes : "Contrairement au 1er mai de l'année dernière, où ont été confinés mais pas muselés, on peut manifester, mais toujours dans un contexte de crise sanitaire. Les conditions de travail se dégradent, déclare la syndicaliste. On constate également qu'il y a beaucoup de chômage partiel utilisé parfois uniquement pour renflouer les caisses de l'entreprise. Il y a constamment des suppressions d'emplois, des délocalisations d'activité. Il n'y a toujours pas des moyens matériels et humains pour l'hôpital public de santé. (...) Ça va plonger ses salariés, notamment les plus jeunes, dans une très grande précarité", conclut-elle. 

Les manifestants de Charleville-Mézières pour le 1er mai 2021
Les manifestants de Charleville-Mézières pour le 1er mai 2021 © Radio France - Alexandre Blanc

Public ou privé : tous les secteurs représentés dénoncent des conditions de travail rendues plus difficiles par la crise sanitaire, à commencer par l'hôpital dont les personnels sont à bout de souffle. "Des services entiers sont touchés par le COVID et l'établissement n'a reçu que deux personnels en renfort cette semaine, fustige Jérémie Dousset, le secrétaire de la CGT de l'hôpital Manchester à Charleville-Mézières. C'est un truc de fou par rapport à ce qu'on vit, et la réponse qu'on doit donner aux besoins de la population. Il y a un monde d'écart entre les renforts et la charge de travail. D'un côté, on entend parler du déconfinement. De l'autre côté, on a une montée en charge des clusters à Manchester. On a l'impression de nager à contre courant", regrette l'élu.

Une gestion à la petite semaine dénoncée par les manifestants

Dans le privé aussi, le personnel se dit confronté à une charge de travail supplémentaire. C'est le cas de Thomas, qui travaille dans la grande distribution. "On a beaucoup trop de drive. Même nous en rayons, on est obligés d'aller sur les drives et du coup, on ne peut plus remplir les rayons. Et on voit bien que la direction, elle ne veut plus recruter. Elle arrête justement certains CDD en ce moment. En tant que salarié, on comprend pas", explique le salarié.

"Une gestion à la petite semaine" que dénoncent aussi les enseignants. "On ne peut pas faire un programme normal dans des conditions qui ne le sont pas. Et donc, il n'y a eu aucune réflexion pour un aménagement réel des programmes", confie l'un d'entre eux. Pas d'anticipation, par exemple, sur le grand oral, la nouvelle épreuve du bac qui arrive en juin. "On n'a pas eu de formation pour ainsi dire. C'est un webinaire avec un nombre de 700 à chaque session. Donc, on ne peut pas prendre la parole et on est à deux mois du bac et rien n'est prêt". Quant à la rentrée dans les lycées ce lundi, les enseignants disent ne pas avoir reçu les autotests qui étaient annoncés.

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