Économie – Social DOSSIER : Alstom Transport à Belfort : encore un avenir ?

Manuel Valls : "Mardi, nous sauverons le site Alstom de Belfort"

Par Anne Jocteur Monrozier, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu dimanche 2 octobre 2016 à 14:09 Mis à jour le dimanche 2 octobre 2016 à 19:23

Manifestation des "Alsthommes" contre l'annonce de fermeture du site de Belfort, le 27 septembre
Manifestation des "Alsthommes" contre l'annonce de fermeture du site de Belfort, le 27 septembre © Maxppp -

Le Premier ministre a assuré ce dimanche que l'activité ferroviaire du site Alstom de Belfort serait sauvée mardi lors d'une réunion de travail prévue entre le secrétaire d'Etat à l'Industrie, le patron d'Alstom, des élus locaux et des syndicats.

"Mardi, nous sauverons le site d'Alstom à Belfort", a assuré dimanche le Premier ministre Manuel Valls, promettant "un certain nombre de pistes concrètes" pour maintenir l'activité ferroviaire du site et "surtout, d'engager l'avenir de cette grande entreprise dans la durée".

Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, Manuel Valls n'a pas détaillé ces solutions mais a évoqué "le rôle de la commande publique", les investissements d'Alstom, les projets du TGV du futur, et du "bus du futur".

Une réunion de travail à Belfort

Le secrétaire d'État à l'Industrie Christophe Sirugue doit participer à une réunion de travail à Belfort mardi 4 octobre, aux côtés du patron d'Alstom Henri Poupart-Lafarge, des élus locaux et des syndicats.

Vendredi dernier, Christophe Sirugue avait pourtant indiqué que "tout ne sera(it) pas acquis mardi", mais qu'il y aurait "forcément des éléments de réponse" à la situation du site franc-comtois. De son côté, le PDG d'Alstom avait déjà annoncé son intention de geler le projet de fermeture du site tant que le gouvernement n’aurait pas annoncé son plan.

Confronté à un creux de commandes de trains en France, la direction d'Alstom a annoncé en septembre son intention de transférer d'ici 2018 vers le site de Reichshoffen (Bas-Rhin) la production de locomotives fabriquées à Belfort, site historique du groupe qui a vu naître le premier TGV.