Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Maraîchers, pêcheurs, brasseurs en Indre-et-Loire : eux aussi subissent la fermeture des restaurants

-
Par , France Bleu Touraine

Ces professionnels subissent eux aussi de plein fouet la fermeture des bars et des restaurants. Maraîchers, boulangers, pêcheurs, brasseurs... Beaucoup ont une activité quasiment à l'arrêt en ce moment.

Plusieurs professions sont impactées par la fermeture des bars et des restaurants
Plusieurs professions sont impactées par la fermeture des bars et des restaurants © Maxppp - Marc OLLIVIER / Maxppp

Ils ne sont pas restaurateurs eux-mêmes, mais ils subissent de plein fouet la fermeture des restaurants. Tous les fournisseurs, qu’ils soient maraîchers, boulangers ou encore brasseurs, tous ceux qui, en Indre-et-Loire, travaillent avec les restaurateurs ont eux aussi une activité quasiment à l’arrêt en ce moment. 

Quasiment plus de pêche en Loire

Et pour le prouver, Philippe Boisneau ne nous parle pas de chiffres, mais de ses bateaux qui ne sont pas du tout sortis depuis le début de l’année. Les restaurants représentent normalement plus de 80% du chiffre d’affaires de ce pêcheur professionnel. "Il n'y a quasiment plus de commercialisation, l'activité est quasiment à l'arrêt".

Nous aussi on a réduit nos prix et donc nos marges - Eric Roy

Même genre de situation pour Eric Roy. Il est maraîcher à Saint-Genouph, spécialisé dans les mini légumes. Il travaille quasi exclusivement avec des restaurateurs. Et s’il fournit encore ceux qui font de la vente à emporter, ce n’est vraiment pas la même histoire. "On travaille habituellement avec une clientèle plutôt haut de gamme. Là on est sur des menus qui ne sont pas au même prix que ceux affichés à table. Nous aussi on a réduit nos prix et donc nos marges". 

L'espoir d'une réouverture rapide des restaurants

Lui a perdu entre 40 à 50% de son chiffre d’affaires en novembre et décembre, 70% en janvier. Le mois dernier, il a même du puiser 10 000 euros dans sa trésorerie pour tenir le cap. Philippe Boisneau, lui, aimerait bien profiter du plan de relance pour développer sa vente aux particuliers, mais ce n’est pas gagné. 

"Il n'y aura pas d'avance de trésorerie possible sur les dossiers. Il faudra tout acquitter pour avoir l'aide financière. Et tout acquitter quand on est une petite entreprise et qu'on a plus de trésorerie, l'exercice va être délicat, voire impossible". Il espère surtout que les restaurants pourront rouvrir mi mars. Ce sera le début de la saison, avec l’arrivée des premiers poissons migrateurs.

Les brasseurs aussi impactés

Christelle Alfaia est la co-gérante de la Brasserie de l’Aurore à Tauxigny, également présidente de l’association des brasseurs de la région Centre. Ses bières, la Turone et la Tourangelle, n’ont plus de bars ni de restaurants dans lesquels se boire, mais ce n’est pas tout. _"Aucun salon, pas de festival, pas de salon de l'agriculture, pas de traiteur donc pas de location de tireuse_. En 2020, la perte est de 54%".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess