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Économie – Social

"Marche ou grève" : sur la route de l'Élysée, trois cheminots grévistes font étape à Limoges

mardi 24 avril 2018 à 19:07 Par Justine Dincher, France Bleu Limousin

Sur la route qui les mène à Paris, des cheminots ariégeois ont fait étape à Limoges lundi. Ces trois amis grévistes se sont mis "en marche" pour dénoncer la réforme de la SNCF.

Les trois amis sont arrivés à Limoges en milieu d'après-midi, lundi 24 avril.
Les trois amis sont arrivés à Limoges en milieu d'après-midi, lundi 24 avril. © Radio France - Justine Dincher

Gare de Limoges-Bénédictins, Place Maison Dieu, Limoges, France

"Marche ou grève", c'est le mot d'ordre de trois cheminots marcheurs, partis de Pamiers (Ariège) il y a quinze jours. Ils comptent rejoindre, à pied, l'Élysée à Paris. Le trio a fait étape en Haute-Vienne lundi 24 avril : partis de Pierre-Buffière, ils sont arrivés en milieu d'après midi devant la gare des Bénédictins à Limoges. 

Une marche citoyenne, sans banderole

"Nous avons acheté des chaussures quatre jours avant de partir", raconte Sébastien, pas sportif du tout. Ces trois marcheurs, "les vrais marcheurs" (rires), n'appartiennent à aucune organisation syndicale ou politique : "quand ils ne voient pas de banderole de syndicat ou de parti politique, les gens ont plus de facilités à venir parler. Cela permet d'avoir un dialogue plus serein et d'avoir de bonnes discussions".

Les trois marcheurs vont parcourir 700 kilomètres à pied. - Radio France
Les trois marcheurs vont parcourir 700 kilomètres à pied. © Radio France - Justine Dincher

Sur la route, ils ont croisé Jean-Pierre, un cheminot limougeaud à la retraite, qui les a accompagné sur la fin du parcours : "la marche permet de sortir du cliché classique où on distribue des tracts que les gens ne lisent plus beaucoup (rires). Là, c'est de l'humain à l'état pur, il n'y a pas de triche. On en prend donc plein la poire, plein le cœur et plein les tripes ! C'est important pour remonter le moral des gens".

Une rencontre avec Emmanuel Macron ?

Régis, un des trois marcheurs ariégeois, s'enrichit de rencontres depuis 15 jours. Il persuade aussi. "Nous avons rencontré des personnes réticentes, un peu contre ce mouvement qui consiste à bloquer des trains. Dans 80% des cas, quand on leur explique ce qu'est la fermeture des petites lignes, la casse du lien social, la casse du service public, il y a une prise de conscience. Et du coup, les gens nous disent de continuer parce qu'ils sont derrière nous."

Tous les soirs, les trois amis dorment chez l'habitant, "pas uniquement des cheminots", il y a eu "des intermittents du spectacle, un chef d'entreprise, un médecin". À Limoges, ils ont été hébergés par Christelle, ni cheminot, ni syndiquée : "plutôt que d'avoir une manifestation ponctuelle, je trouvais que c'était une belle action qui permettait de fédérer entre l'Ariège et l'Élysée." Les trois marcheurs arriveront le 8 mai à Paris, où ils espèrent rencontrer Emmanuel Macron.