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Économie – Social

Mariage annulé, crise avec Nissan : Renault face aux questions de ses actionnaires

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Par , France Bleu

La direction de Renault sera sous le feu des questions des actionnaires mercredi après-midi lors d'une assemblée générale qui s'annonce animée, en pleine crise de l'alliance avec Nissan et après l'annulation d'un projet de mariage avec Fiat Chrysler.

La direction de Renault sera sous le feu des questions des actionnaires mercredi après-midi lors d'une assemblée générale qui s'annonce animée.
La direction de Renault sera sous le feu des questions des actionnaires mercredi après-midi lors d'une assemblée générale qui s'annonce animée. © Maxppp - Thomas PADILLA

L'affaire Carlos Ghosn aura coûté cher aux actionnaires de Renault. Depuis l'arrestation au Japon de l'ancien patron emblématique, architecte de l'alliance avec Nissan et Mitsubishi, l'action du constructeur français évolue à ses plus bas niveaux,aux alentours de 55 euros.  En un an, le titre Renault a perdu un tiers de sa valeur. 

La crise avec Nissan

Certains actionnaires reprochent aux administrateurs de Renault de ne pas avoir suffisamment exercé leur vigilance quant à la gestion de Carlos Ghosn, dont la chute a provoqué une crise avec l'allié de 20 ans Nissan.  Plus de six mois après son arrestation pour des malversations présumées, Renault a annoncé récemment qu'il envisageait des poursuites contre l'ancien patron pour avoir engagé 11 millions d'euros de dépenses suspectes au sein d'une filiale commune avec Nissan basée aux Pays-Bas.  

L’échec du mariage avec Fiat Chrysler 

Renault a également vu échouer un projet de mariage géant avec Fiat Chrysler la semaine dernière, qui avait été annoncé seulement 11 jours plus tôt. Cette fusion, dite "entre égaux", devait créer le numéro 3 mondial de l'automobile et permettre à Renault de mettre la pression sur son partenaire Nissan, tout en lui offrant des perspectives de synergies renforcées.  Mais elle a échoué en raison d'un délai supplémentaire exigé par l'Etat français, premier actionnaire de Renault, qui a poussé les dirigeants de Fiat Chrysler à jeter l'éponge, estimant que les conditions politiques n'étaient pas réunies.  

Les relations tendues avec Nissan depuis novembre et l'échec de ce mariage posent la question de l'avenir de Renault, dont les ventes, à plus de moitié hors d'Europe, ont souffert ces derniers mois. 

Renault peut-il rester seul ? Va-t-il relancer un projet d'alliance avec Fiat Chrysler ? L'alliance avec Nissan a-t-elle encore un avenir ? Jean Dominique Senard devra faire face à ces interrogations.