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Dossier : Coronavirus Covid-19

Mariages annulés, mesures barrières : deux photographes castelroussins racontent leur déconfinement

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Par , France Bleu Berry

Après deux mois d'arrêt de leur activité, les photographes professionnels reprennent leur appareil en main et accueillent à nouveau les clients. Mais la reprise se fait très progressivement à cause de nombreux événements annulés.

Gaëlle Caré et Maxime Dollo, deux photographes casteroussins.
Gaëlle Caré et Maxime Dollo, deux photographes casteroussins. © Radio France - Emeline Ferry

La crise du coronavirus et le confinement ont été un coup dur pour tous les commerçants, artisans, auto-entrepreneurs. Ils reprennent progressivement, depuis le 11 mai, date du début du déconfinement, mais l'épidémie a mis à mal leur activité. C'est le cas des photographes professionnels. Entre les mariages annulés, les reports d'événements culturels et le confinement, difficile pour eux d'anticiper l'avenir. 

Dans le studio photo, installé au premier étage de sa maison à Châteauroux, Maxime Dollo accueille à nouveau les clients depuis une semaine, en respectant les gestes barrière. "J'ouvre la porte aux clients, on met du gel hydroalcoolique, et puis je porte un masque pendant toute la séance", explique-t-il. Le confinement a marqué un coup d'arrêt brutal pour son activité, interrompue "du jour au lendemain", et creusant un trou dans la trésorerie, malgré les aides de l'État. Aujourd'hui, il réalise cinq fois mois de shootings qu'en temps normal.

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[Mise au Point d'un photographe] Comme de nombreuses et nombreux travailleuses ou travailleurs indépendant.e.s, je subis de plein fouet le ralentissement économique provoqué par l’épidémie de coronavirus et les annulations en cascade d’évènements ou de projets sur lesquels je travaillais ou allais travailler pour les prochaines semaines. Mais j'ai un leitmotiv, qui m'empêche de m'enliser : le discours interieur positif. Il s'agit de la loi de l'attraction en ne véhiculant que des choses positives. Avant même cette épidémie je construisais déjà sur cette loi de l'attraction. La chance ne vient pas par magie, mais il faut la provoquer. J'ai toujours eu cette force interieur pour provoquer, mais il faut cuisiner le positif tous les jours. Ce qui m'a permis et me permettra de très belles rencontres. Toutes les rencontres ne sont pas bonnes mais encore une fois avec cette loi de l'attraction, rares sont les mauvaises rencontres. Le message que j'addresserais à toutes et tous, c'est: croyez en vous, donnez le meilleur de vous-même sans chercher à vous mettre en compétition ou à vous justifier quand on cherche à vous rabaisser, et ne vous laissez pas faire car les temps seront dures. Continuez de croire en vous, mêmes dans les moments de basse énergie comme actuellement. Nous nous relèverons plus fort, plus évolués pour ceux qui avaient les ingrédients du positif mais ne prenaient plus le temps de les utiliser, manier. Max 📷 @corentin_azamoun - - - - - - #photography #photographe #photooftheday #photo #photographers #photographerlife #photographers_tr #photographerslife #photoshoot #instagood #picoftheday #love #photographer_day #photographersofinstagram #photographer_tr #portrait #model

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Les annulations se sont enchaînées. "Six mariages ont été reportés, un mariage malheureusement annulé. Ce sont des acomptes à ressortir, et en tant qu'indépendant, la trésorerie n'est pas très grande. Donc c'est un coup dur. Et puis, tous les galas de danse pour lesquels je devais me déplacer au mois de juin sont tombés à l'eau", détaille le jeune photographe. Il déplore également l'annulation du festival Darc, au mois d'août à Châteauroux, auquel il devait participer. 

Des séances espacées de 48 heures

Maxime Dollo envisage de développer davantage le système de bon cadeaux pour les clients, qui réservent ainsi des séances pour plus tard et qui lui permettent de renflouer sa trésorerie aujourd'hui. Il espère un retour à la normale d'ici le mois de septembre.

Même constat pour Gaëlle Caré, elle aussi photographe à Châteauroux. "J'ai repris le 12 mai, avec au moins 48 heures entre chaque séance. Ça fait trois séances par semaine au lieu de trois par jour pendant les grosses périodes. Je ne veux prendre aucun risque, ni pour moi, ni pour les clients", explique la jeune femme, qui réalise seulement des photos de grossesse pour l'instant. Pour les familles, c'est encore trop compliqué de faire appliquer les gestes barrière aux enfants pendant les séances pour l'instant.

Elle reste positive, malgré la situation compliquée. Plusieurs mariages qu'elle devait couvrir ont été décalés. "Tous les mariages sont annulés jusqu'à fin août. On essaie surtout de rassurer les clients, parce que, pour nous c'est dur en tant que prestataire, mais pour eux c'est un projet de deux ans, parfois de toute une vie. Ça a été de belles larmes à essuyer, parce qu'on aime ceux qu'on accompagne ce jour-là. C'est plutôt humainement que ça a été dur", confie Gaëlle Caré.

Deux mois d'arrêt, plus une reprise très très très douce, ça fait gros pour une période qui est normalement la plus grosse période

"J'ai la chance d'avoir la tête sur les épaules et de faire attention à ma trésorerie. Donc j'ai réussi à pallier autant que possible les pertes. Il y a une aide de l'État, c'est déjà ça mais ça ne fait pas forcément le tour de tout ce qu'on a besoin de payer à la fin du mois. Deux mois d'arrêt, plus une reprise très très très douce, ça fait gros pour une période qui est normalement la plus grosse période", raconte-t-elle, en précisant qu'elle a profité du confinement pour se former, en attendant d'accueillir à nouveau les clients.

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