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Économie – Social

L'ancienne marque dijonnaise de motos Terrot revient… sur des vêtements

dimanche 16 décembre 2018 à 18:06 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

La société RD Groupe, dont le siège est à Paris, a déposé une marque de vêtements portant le nom de Terrot, qui avait fait les beaux-jours de l'industrie dijonnaise. Terrot a toujours ses adeptes à Dijon.

Une gamme de vêtements casual, inspirée de l'ancien constructeur de motos dijonnais
Une gamme de vêtements casual, inspirée de l'ancien constructeur de motos dijonnais - Photo RD Groupe

Dijon, France

Fondée à Dijon à la fin du XIXe siècle par Charles Terrot, qui fabriquait à l’origine des machines à tisser à Troyes, l'usine produisait des vélos, puis des motocyclettes. Si la production a cessé dans les années 60, elle est restée dans la légende de la moto française, et la marque a attiré l’attention d’une société qui fabrique des vêtements. 

Frédéric Cervellon le fondateur de RD Groupe a été séduit : « on trouve que l’univers de la moto, du Triumph à la française comme a été Terrot, est intéressant. Du coup on s’est intéressé à l’histoire, et c’était passionnant, parce que c’est une marque qui était le fleuron de l’industrie française. »

Une marque textile déposée

RD Groupe a donc entrepris les démarches, mais par pour racheter la marque de motos en elle-même : « la marque appartient à Peugeot qui ne l’exploite plus. Nous, on a pris le secteur du textile, à l’Institut national de la protection intellectuelle, et on développe la marque Terrot dans le textile. C’est un dépôt de marque dans un secteur d’activité qui n’était pas préservé par Peugeot ».

Sans tarder, une gamme de vêtements a été fabriquée en s’inspirant de la vieille marque qui en son temps était très forte en communication, en iconographie et en typographie. La collection de T-shirts, polos, et autres sweatshirts a été conçue dans un certain esprit, précise Frédéric Cervellon : _« c’est ce que nous on appelle du casual, c’est-à-dire du vêtement un peu urbain, cool, chic, tendance, mais avec une petite connotation sportive quand même ».Et il ajoute : « on est allé puiser dans Terrot toute cette partie d’héritage, d’élégance à la française de l’époque, mais avec notre touche »._ La gamme de vêtements inspirée par Terrot est déjà commercialisée. On la trouve dans un commerce à Dijon, la Raffinerie rue Charrue. 

L'usine Terrot, aujourd'hui désaffectée, boulevard Voltaire à Dijon - Radio France
L'usine Terrot, aujourd'hui désaffectée, boulevard Voltaire à Dijon © Radio France - Jacky Page

La passion des motos Terrot toujours vivace à Dijon

Que reste-t-il de Terrot à Dijon aujourd’hui ? L’usine désaffectée est toujours là, boulevard Voltaire. Un projet immobilier devrait la détruire, en préservant toutefois la vaste façade Art déco sur laquelle est inscrit en grandes lettres le nom du constructeur de motos passées à la postérité. La marque a toujours ses adeptes, comme Jean-Louis Deschaumes, président de Terrot Arbracam Dijon, une amicale de passionnés. Pour Jean-Louis Deschaumes, ce sont déjà des souvenirs d’enfance, avec la moto de son grand-père. « C’était quand même une qualité de fabrication, une fiabilité aussi. Il doit rester entre 20.000 et 25.000 Terrot sur l’ensemble du territoire français, et il y en a encore qui roulent ». Lui-même en a une, une 500 RG-ST, qui date de 1954 et avec laquelle il circule depuis 35 ans.

Jean-Louis Deschaumes sur une Terrot Ténor des années 50. - Radio France
Jean-Louis Deschaumes sur une Terrot Ténor des années 50. © Radio France - Jacky Page

Plusieurs motos trônent dans le local de l’association dijonnaise. Dont une 125 Ténor rouge rutilante. « Ce sont les dernières Terrot qui sont sorties de l’usine boulevard Voltaire. Il n’y avait que des 125 Ténor rouges ». Dans une vitrine, des tasses et divers objets arborent le logo de Terrot. Des objets que l’association a fait réaliser à l’usage de ses membres, avec l’autorisation de Peugeot, propriétaire de la marque. Il y a aussi des tee-shirts. Le dépôt de la marque textile l’inquiète un peu : « ces tee-shirts sont réservés pour les gens de l’association, ils ne sont pas mis dans le commerce. C’est vrai que pour nous, en tant qu’association, s’il y a un droit d’édition de la marque Terrot, ça risque de nous embêter ».

Il reste peut-être un fol espoir pour les amoureux de la marque. Et si la production de motos Terrot resuscitait ? Frédéric Cervellon a été contacté en ce sens par des ingénieurs qu’il a réorientés vers Peugeot, seul propriétaire de la marque de motos.