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Économie - Social

Les chauffeurs de bus de Marseille courent pour garder leurs salles de sport

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Par , France Bleu Provence

Les chauffeurs de la RTM ont couru un semi-marathon mercredi 15 mars, et se sont rassemblés devant le siège social de la régie des transports de Marseille, afin de protester contre la fermeture de leurs salles de sport.

Les chauffeurs de bus de la RTM protestent contre la fermeture de leurs salles de sport en janvier dernier.
Les chauffeurs de bus de la RTM protestent contre la fermeture de leurs salles de sport en janvier dernier. - Hosni Rahali - DR

Marseille, France

Les chauffeurs de bus de Marseille ont manifesté mercredi 15 mars. Une manifestation originale puisqu'ils ont couru un semi-marathon dès 7h30, afin de relier les quatre centres de dépôts où les quatre salles de sport de la régie des transports marseillaise sont fermées depuis le 1er janvier dernier.

Les salariés se sont aussi donnés rendez-vous devant le siège de la RTM à 11h, et font circuler une pétition qui a déjà récolté près de 1.000 signatures sur les 3.500 salariés que compte l'entreprise.

La fermeture de ces salles de sport est "une décision radicale", que dénonce Hosni Rahali, chauffeur de bus et responsable sportif de la RTM.

Des arguments sécuritaires qui ne tiennent pas pour les salariés

Les arguments avancés par la direction pour fermer ces salles de sport, ouvertes depuis 1972, sont douteux aux yeux d'Hosni Rahali. Elle utilise "le prétexte de la sécurité, en surfant sur l'actualité, le terrorisme, les risques d'attentat. On se retrouve donc avec aucune salle de sport et il nous est impossible de pratiquer du sport, puisqu'il y avait aussi vestiaires et douches dans ces salles", décrit le chauffeur de bus.

Mais ces arguments sécuritaires ne tiennent pas. "Les dépôts sont complètement accessibles, aucun moyen de sécurité. Il n'y a pas de barrière, il n'y a pas de badge... Donc cet argument pouvait tenir si éventuellement il y avait des moyens de sécurité. Le constat est pitoyable", s'agace Hosni Rahali. "C'était juste un prétexte."

"On est la seule grande entreprise de transports de Marseille à avoir tiré le frein à main, et même à avoir mis la marche arrière."

En 2016, quelque 500 salariés utilisaient ces salles. Mais il ne s'agit pas d'une question de chiffre pour le responsable sportif de la RTM. "C'était un moyen pour certains agents d'évacuer la pression", explique-t-il.

Une décision qu'Hosni Rahali comprend d'autant moins que de nombreuses entreprises misent aujourd'hui sur le sport pour le bien-être de leurs salariés, et que Marseille est capitale européenne du sport en 2017. "On est la seule grande entreprise de transports de Marseille à avoir tiré le frein à main, et même à avoir mis la marche arrière."

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