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Dossier : Le retour sur info de France Bleu Belfort Montbéliard

Huit mois après, les ateliers d'Epau-Nova à Mathay ne produisent quasiment plus de masques en tissu

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Avec Retour sur info, France Bleu Belfort Montbéliard revient sur une déclaration ou une annonce qui a marqué l’actualité de ces derniers mois, et vérifie si elle a été suivie d’effet. Retour ce vendredi sur la fabrication des masques par les entreprises locales. Que font-elles aujourd'hui?

Une dizaine de couturières en CDD avaient été recrutées pour faire face à l'augmentation de la production
Une dizaine de couturières en CDD avaient été recrutées pour faire face à l'augmentation de la production © Radio France - Wassilla Guittoune

Courant mars, alors que la France vit son premier confinement, plusieurs entreprises annoncent leur intention de fabriquer des masques en tissu pour constituer des stocks, et les distribuer au grand public, en manque d'équipements. Parmi elles, les entreprises RKF à Belfort, ou encore l'entreprise EpauNova à Mathay, dans le pays de Montbéliard. La seconde, habituée à produire des épaulettes pour le secteur de la mode, a confectionné près de 350 000 masques dans l'urgence. Huit mois après, l'aventure industrielle ne reste plus qu'un lointain souvenir.

Huit mois après, les ateliers d'Epau-Nova à Mathay ne produisent quasiment plus de masques en tissu

Une aventure 6 jours sur 7

Au milieu des bobines de fil, Nadège, salariée d'EpauNova depuis plus de 30 ans, concentrée sur sa machine à coudre raconte à France Bleu Belfort Montbéliard ce "sacré souvenir. On a été surprises. Une semaine après le confinement le patron nous a appelé en disant de vite revenir car il y avait des masques à faire. Fallait débiter des masques, travailler 6 jours sur 7. C'était intense, cela a duré deux mois. On était contentes car on participait à _l'effort national_".

Le masque jetable s'est imposé depuis

Mais aujourd'hui, l'usine ne vit quasiment plus à l'heure des masques. Le directeur Gilles Curtit montre des paniers rouges entreposés dans un coin de l'atelier. A l'intérieur, se trouvent les fameux masques : "On en a 2000 en attente de finition, on en fait un petit peu mais pour répondre à des demandes ponctuelles. Notre atelier est revenu dans sa configuration actuelle." A l'époque, 10 couturières en CDD avaient été recrutées pour augmenter la production, remerciées depuis.

Un chiffre d'affaires en baisse désormais

Le directeur d'usine, qui avait à l'époque du apprendre à maîtriser le langage sanitaire, a les yeux fixés à présent sur les comptes de l'entreprise : "Notre production, notre vente d'épaulettes est en _baisse de 30%_. On est courant janvier, mais on n'a pas constaté de reprise. Avec les différents confinements en France, nos clients n'ont pas produit ou très peu. Nous travaillons aussi beaucoup pour le luxe, qui est fortement impacté. 2021 est une année de vérité en terme économique"

Une autre vision de l'industrie?

De cette parenthèse masquée, Gilles Curtit, directeur de l'entreprise EpauNova, qui emploie une petite quarantaine de salariés estime que "l'expérience reste intéressante. C'est la satisfaction du devoir accompli. Personne ne nous attendait mais on s'est mobilisés pour rendre service, pallier à une pénurie telle qu'elle se présentait. C'était notre manière de servir le pays et au passage cela a permis de remettre l'usine au milieu du village. On a tendance à considérer que les produits importés, moins chers sont l'avenir. J'espère qu'on saura se rappeler qu'il faut garder nos industries sur nos territoires."

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