Économie – Social

Maurienne : trois mois de sursis et ensuite le chômage pour les salariés de Spirel ?

Par Marie Chaffard, France Bleu Pays de Savoie lundi 7 avril 2014 à 19:09

Délégation de salariés de Spirel devant le tribunal de commerce de Chambéry
Délégation de salariés de Spirel devant le tribunal de commerce de Chambéry © Radio France - Marie Chaffard

La centaine de salariés de l'usine mauriennaise obtient devant le tribunal de commerce de Chambéry le maintien de l'activité jusqu'à la fin de la procédure de redressement judiciaire, au mois de juillet. Ce délai laisse encore une toute petite chance de trouver un repreneur pour éviter la fermeture.

C'est une toute petite victoire qu'ont obtenue ce lundi les salariés de l'entreprise mauriennaise Spirel, placée depuis plus d'un an en redressement judiciaire. Le tribunal de commerce de Chambéry accepte de prolonger la période d'observation jusqu'à la date du 23 juillet, c'est-à-dire à la fin du redressement judiciaire. La seule condition fixée pour éviter la liquidation avant trois mois est d'assurer la fabrication de 5.500 moteurs électriques, ce qui correspond à la production actuelle. 

Spirel peut-elle encore être sauvée ?

Les salariés ne croient plus au sauvetage de leur usine. Alors qu'il ne reste plus que trois mois avant la date fatidique, aucune offre de reprise n'a été déposée et les pistes se referment les unes après les autres, notamment celle d'une entreprise de recyclage évoquée un temps.

Spirel SON 1

"On est pessimiste parce qu'on est au bout du bout"

Spirel SON 2

Les 101 salariés, en grande majorité des femmes, n'attendent plus rien de Bernard Chappel, le propriétaire qui a racheté l'usine au groupe haut-savoyard Somfy en 2010. "On nous a mis entre les mains d'un escroc " dit l'une des ouvrières. "Il a pillé l'entreprise " ajoute une autre.

Des poursuites contre Somfy

Leur nouveau combat, c'est l'annulation de la vente d'il y a quatre ans avec un recours déposé devant le tribunal correctionnel d'Albertville. Persuadés de ne plus pouvoir sauver leur emploi, les salariés engagent donc un bras de fer avec Somfy pour tenter d'obtenir des indemnités de départ. Ce recours n'est pas encore audiencé.