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À Toulouse, BVA repris par un fonds anglais, les salariés craignent pour leurs emplois

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Par , , France Bleu Occitanie

L'institut de sondage toulousain BVA est repris par le fond anglais Alcentra. La décision du tribunal de commerce de Toulouse mardi 15 septembre inquiète les 500 salariés du siège de Balma (Haute-Garonne). Ils craignent une délocalisation.

Le tribunal de commerce de Toulouse où la proposition de reprise a été actée
Le tribunal de commerce de Toulouse où la proposition de reprise a été actée © Radio France - Sandrine Morin

C'est Alcentra qui a été choisi pour reprendre l'institut de sondage BVA, situé à Balma. Ce fonds de dettes anglais, filiale du fonds d'investissement américain BNY Mellon, a donc eu la préférence du tribunal de commerce qui devait trancher aujourd'hui entre quatre offres de reprise.

C'est la pire des solutions.

C'est un coup de massue pour les 500 salariés du siège de BVA, qui soutenaient l'offre de reprise de la direction actuelle. Devant le tribunal de commerce de Toulouse où la décision a été rendue, plusieurs membres du Comité économique et sociale de l'entreprise affichaient leur déception. "On est très déçu évidemment, il faut maintenant qu'on en discute entre nous", explique une salariée, abattue, la décision à la main. 

La direction et les salariés de BVA redoutaient que le tribunal de commerce préfère l'offre d'Alcentra. Cette société n'envisage pas pour le moment de toucher aux effectifs toulousains. La direction d'Alcentra s'engage à garantir les emplois pendant deux ans et à maintenir son siège en France. 

C'est le projet à long terme du groupe Alcentra qui inquiète les salariés. Lors de son étude des différentes offres, le CSE avait classé cette offre en dernière position. "Les garanties concernant le maintien de l'emploi sont assez floues", explique Isis Marquenet, représentante des salariés.  "Ils ont une totale méconnaissance du métier et un siège social prévu dans un pays étranger, avec la nomination d'un responsable 'transformation' qui est chargé d'optimiser les coûts, et cela nous inquiète", ajoute-t-elle. La société Alcentra est effectivement domiciliée au Luxembourg, et les salariés craignent une délocalisation. La direction dément formellement et s'engage à rester en France et à maintenir les effectifs pendant deux ans.

On est sous le choc

Cet été, Alcentra avait déjà racheté la filiale américaine de BVA. Ce rachat est l'un des arguments avancés par le tribunal de commerce de Toulouse pour motiver sa décision. "Pendant 45 ans, on n'était pas aux Etats-Unis et on a été rentable ! On peut très bien vivre sur le territoire nationale et européen", peste Gérard Lopez, président de BVA, qui était à la tête de l'autre offre de reprise, soutenue par les salariés.  

Le dirigeant est aussi inquiet concernant le maintien de l'emploi. "Le groupe compte 1000 emplois dans toutes ses filiales. La garantie de maintien de l'emploi pour deux ans concerne seulement 300 salariés, ceux dans les filiales qui étaient en redressement judiciaire. Pour les 700 autres, c'est le flou", pense-t-il. "On est sous le choc, nous avions un vrai projet de développement aussi au niveau local, et le tribunal choisit un groupe qui ne connaît rien à notre domaine, c'est offensant !"

L'institut de sondages BVA a été placé en redressement judiciaire il y a trois mois.

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