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Économie - Social

Plusieurs milliers de personnels hospitaliers manifestent pour réclamer "un plan d'urgence"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Alors que le gouvernement prépare un "plan de soutien" à l'hôpital public, médecins et personnels soignants défilent par milliers à Paris pour réclamer une hausse des effectifs, la réouverture des lits fermés et de meilleurs salaires.

Lors d'une manifestations de soignants à Paris, le 29 octobre dernier.
Lors d'une manifestations de soignants à Paris, le 29 octobre dernier. © AFP - Jerome Leblois / Hans Lucas

Augmentation des salaires, hausse des effectifs et réouverture des lits fermés : les revendications portées par les personnels des urgences depuis huit mois sont désormais partagées par l'ensemble des membres de l'hôpital public  -aides-soignantes, médecins, chefs de service. Ces derniers sont plusieurs milliers à manifester, ce jeudi à Paris. Le nouveau collectif Inter-Hôpitaux, à l'initiative de la mobilisation, est parvenu à rallier la CGT, FO et la CFDT, qui peinent à s'accorder sur d'autres sujets. 

Les manifestants étaient appelés à se rassembler dès 12h devant la maternité Port-Royal, dans le sud de la capitale, avant de se diriger vers le "Sénat, l'Assemblée nationale et Matignon", selon les organisateurs. Une poignée de représentants devait être accueillie au Sénat, selon Oriane Plumet, infirmière à la Pitié-Salpêtrière et vice-présidente du collectif Inter-Urgences.

"Un plan d'urgence pour l'hôpital public"

Jugeant insuffisants la prime mensuelle de 100 euros versée depuis juillet et le plan de "refondation" annoncé en septembre médecins et personnels soignants réclament "un plan d'urgence pour l'hôpital public". Signe que la colère ne faiblit pas, 268 établissements étaient toujours en grève lundi 11 novembre d'après le collectif Inter-Urgences qui tient à jour sur son site une carte de France des services touchés.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, planche actuellement sur un ultime "plan de soutien", qu'elle doit présenter "dans le courant du mois de novembre". Elle entend mettre l'accent sur "un meilleur investissement courant" pour que les soignants puissent enfin "travailler dans des conditions acceptables", ainsi que sur "la revalorisation des salaires, notamment en début de carrière".  Des choix approuvés par Emmanuel Macron, qui se dit conscient qu'"il va falloir qu'on remette des moyens, parce qu'il faut qu'on réponde à la souffrance des personnels de santé". 

Pas de reprise partielle de la dette des hôpitaux publics 

Mais "l'état de nos finances publiques justifie que, si l'on dépense de l'argent pour l'hôpital, nous trouvions des économies en face" a prévenu Bruno Le Maire. La piste d'une reprise, même partielle, de la dette colossale des hôpitaux publics (30 milliards d'euros), qui leur permettrait d'emprunter à taux négatifs et d'économiser quelques centaines de millions d'intérêts par an, "n'est pas une option envisagée", a d'ores et déjà indiqué le ministère de l'Économie et des Finances.  

Le gouvernement peut cependant activer d'autres leviers, en particulier la hausse des dépenses de santé dans le cadre du budget 2020 de la Sécu, en cours d'examen au Parlement. Une rallonge qui pourrait être annoncée dès la semaine prochaine, avant le retour du texte en seconde lecture à l'Assemblée nationale à la fin du mois selon un député de la majorité interrogé par l'AFP.

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