Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Fronde des Meilleurs Ouvriers de France : "Etre MOF, c'est comme être prix Goncourt en littérature"

mardi 17 avril 2018 à 18:18 Par Alain Ginestet, France Bleu Limousin

Les "meilleurs ouvriers de France" sont en désaccord avec la nouvelle politique du comité d'organisation de ce concours qui souhaite que davantage d'artisans puissent décrocher ce titre. Le haut-viennois Jean-Paul Boucharel, MOF en 2000, soutient ceux qui ont manifesté mardi à Paris.

Jean-Paul Boucharel, Meilleur Ouvrier de France en 2000
Jean-Paul Boucharel, Meilleur Ouvrier de France en 2000 © Radio France - Alain Ginestet

Couzeix, France

C'était en 2000. Jean-Paul Boucharel, émailleur d'art à Limoges, recevait le prestigieux diplôme de "meilleur ouvrier de France". "J'ai le diplôme et j'ai la médaille, la médaille était remise à l'époque à la Sorbonne par Jack Lang", se souvient-il. Etre Meilleur Ouvrier de France était à l'époque un gage de prestige et d'excellence. "On y passe du temps. Sur mon sujet, j'avais travaillé 156 heures, c'est une bonne récompense, cela amenait une bonne clientèle, une réputation". Mais au fil des ans, Jean-Paul Boucharel a constaté un désintérêt pour les Meilleurs Ouvriers de France, ou en tous cas une certaine indifférence. 

Un diplôme d'exception

"Disons qu'on n'en parle plus beaucoup des MOF, à part dans les métiers de bouche. Mais les petits métiers comme le mien ou comme les santonniers, les ébénistes, ne sont plus valorisés comme ils étaient avant", déplore-t-il. "C'est dommage car c'est quand même un diplôme d'exception, c'est comme être prix Goncourt en littérature" conclut-il.

Car Jean-Paul Boucharel voit dans cette désaffection un signe de déconsidération des métiers manuels élevés au rang de métiers d'art. Le sien l'a fait vivre durant 47 ans: Jean-Paul Boucharel a pris sa retraite, à Couzeix, il y a deux semaines...