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Économie – Social

Des sites menacés chez Airbus, le point en Loire-Atlantique

lundi 5 mars 2018 à 18:21 Par Romain Dézèque, France Bleu Loire Océan

L'avionneur pourrait annoncer mercredi la suppression de 3 600 postes, principalement en Allemagne et en Espagne. Conséquence d'une baisse des cadences de production pour l'A380 et l'A400M. Les sites français, dont ceux de St-Nazaire et de Nantes, ne semblent pas concernés.

Le programme A380 connaît un trou d'air malgré la commande de 20 appareils effectuée par Emirates
Le programme A380 connaît un trou d'air malgré la commande de 20 appareils effectuée par Emirates © Maxppp - BARBARA WALTON/EPA/Newscom/MaxPPP

Nantes, France

Airbus s'apprêterait à supprimer 3 600 postes selon des fuites sorties dans la presse le weekend dernier. Ce chiffre pourrait être confirmé mercredi lors d'un conseil d'entreprise européen et s'expliquerait par l'abaissement des cadences de production de l'A380 et de l'A400M, l'avion militaire. Les deux appareils ne rencontrent pas le succès escompté. 

Pour autant, les quelques 5 000 salariés ligériens d'Airbus n'ont pas à s'inquiéter de cette baisse de production selon Yvonnick Dreno, coordinateur FO du groupe : "En France on n'a pas la même problématique que certains sites en Allemagne ou en Espagne puisque nous sommes diversifiés, multiprogrammes. Tous les Airbus passent par l'établissement de Nantes et ils sont ensuite assemblés en partie à St-Nazaire. Donc tous les avions, quelque soit le programme, passent par ces deux sites. Ce qui permet d'avoir de la souplesse en fonction des augmentations ou des baisses de cadence et de pouvoir reclasser les salariés d'un programme sur un autre. Ça explique que nous serions — et je parle au conditionnel — moins impactés sur les sites de l'ouest."

Sur les 900 avions passés sur les chaînes de montage à Nantes l'an dernier, seuls une petite dizaine étaient des A380. La seule crainte pourrait venir d'un arrêt complet du programme gros porteur d'Airbus, mais là encore Yvonnick Dreno se veut rassurant, "il a été confirmé pour les dix prochaines années". L'A380 a notamment été sauvé par la commande ferme de 20 appareils effectuée par la compagnie du Golfe Emirates.