Économie – Social

Menacée de liquidation, la Française de Roues saura le 14 octobre si elle peut poursuivre son activité

Par Jérôme Collin, France Bleu Berry mercredi 30 septembre 2015 à 20:10

Une centaine de salariés de F2R ont attendu devant le tribunal de commerce
Une centaine de salariés de F2R ont attendu devant le tribunal de commerce © Radio France - Jérôme Collin

Le tribunal de commerce de Châteauroux doit rendre un avis définitif le 14 octobre sur l'avenir de la F2R, basée à Diors (Indre). Soit une offre de reprise est acceptée, soit l'entreprise est liquidée. 500 emplois sont menacés. Une table ronde est organisée au ministère de l’Économie ce vendredi.

Deux offres de reprise ont été déposées au tribunal de commerce de Châteauroux, qui s'est donné 15 jours de délai supplémentaire pour étudier ces offres. L'une vient de Thierry Morin, l'ancien PDG de Valéo, et l'autre de l'entreprise Arche. Dans les deux cas, aucun licenciement n'est prévu. Mais c'est l'offre de Arche qui tient la corde auprès de l'administrateur judiciaire et des employés de F2R.

"Avec Arche, il n'y a pas de chantage. Tous nos acquis sociaux seront conservés. De son côté, Thierry Morin veut déjà dénoncer les acquis des salariés, comme le treizième mois ou les heures supplémentaires", explique Christophe Bouvet, représentant du personnel.

Une réunion au ministère de l’Économie vendredi 2 octobre

Renault et Peugeot auront leur mot à dire sur le sujet. Les deux constructeurs français sont les clients majoritaires de la Française de Roues. Pour le moment, ils n'ont pas garanti des volumes de commandes pour les prochains mois. Ils auront l'occasion d'aborder le sujet vendredi. Le directeur adjoint du cabinet d'Emmanuel Macron organise une table ronde, à laquelle participeront les membres du comité d'entreprise de la F2R.

Les salariés restent inquiets quant à leur avenir

L'avenir de la Française de Roues sera tranché définitivement le 14 octobre, à 14h, lors d'une ultime audience au tribunal de commerce de Châteauroux. Une nouvelle attente pour les salariés, qui commencent à trouver le temps long.