Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Menaces douanières de Trump: au Pays Basque, même pas peur!

-
Par , France Bleu Pays Basque

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) autorise l'administration Trump à élever ses tarifs douaniers jusqu'à 7.5 milliards de dollars, en particulier pour les avions Airbus sur lesquels travaillent des entreprises sous-traitantes au Pays Basque

Le groupe Lauak ne s'attend pas à un impact sur ses productions, pour l'instant.
Le groupe Lauak ne s'attend pas à un impact sur ses productions, pour l'instant. © Radio France - Jacques Pons

Pays Basque, France

Les 13 .000 salariés du secteur aéronautique du Pays Basque ne pointeront pas au chômage demain. D'abord parce que l'augmentation de 10% des taxes douanières sur les avions civils exportés aux Etats Unis, à partir du 18 octobre, ne touchera pas les pièces d'avions vendues outre-Atlantique. The Gill Corporation (ex-Brigantine Alcore) et ses 200 salariés à Anglet peuvent souffler, d'autant que leur maison-mère est domiciliée aux USA. 

D'autres entreprises sous-traitantes du secteur travaillent pour les avions Airbus.  C'est notamment le cas du groupe Lauak à Hasparren-Ayherre. Pour autant, l'annonce américaine n'inquiète pas outre-mesure, Mikel Charritton, le directeur du groupe: "Cela ne va pas impacter le groupe Lauak, pour la simple et bonne raison que Airbus a un carnet de commande qui est très robuste". Pour au moins 10 ans, et principalement dans le continent asiatique. "Mais cela pourrait impacter les ventes des avions Airbus aux Etats-Unis dans quelques années, et donc Lauak" concède le chef d'entreprise hazpandar qui espère une solution dans l'intervalle entre les instances américaines et européennes.

Le directeur de Lauak ne croit pas à un impact local, sur le court moyen terme

Les réalisations auxquelles participe le groupe Lauak, exposées au siège d'Ayherre. - Radio France
Les réalisations auxquelles participe le groupe Lauak, exposées au siège d'Ayherre. © Radio France - Jacques Pons

Des productions agricoles européennes pourraient aussi faire les frais de la décision américaines.  Les vins en particulier. Là aussi les conséquences locales devraient être limitées. Tout d'abord parce que Christophe Mazeaux, le directeur de la Cave d'Irouléguy, pense plutôt à un coup de poker de la part du président Trump, pour peser dans les négociations. D'autre part très peu de bouteilles du vin navarrais font le voyage chez les oncles d'Amérique.

Dernier épisode du conflit commercial Airbus/Boeing

La décision de hausse des taxes douanières américaines vient de loin. Un conflit commercial de 15 ans entre les groupes Airbus et Boeing, avec les Etats Unis et l'Union Européenne s'accusant mutuellement de subventionner leurs géants aéronautiques respectifs. L'annonce américaine mercredi qu'ils allaient frapper 7,5 milliards de dollars de produits européens de tarifs douaniers punitifs, n'en est que le dernier épisode.  Administration Trump qui revendique une "grande victoire" à l'OMC dans l'interminable affaire des subventions à Airbus. 

Les taxes douanières seront imposées à partir du 18 octobre: 10% sur les avions importés de l'Union européenne et 25% sur d'autres produits, dont le vin, le fromage, le café et les olives, selon une liste publiée par les services du représentant américain au Commerce (USTR).  La majeure partie des sanctions sera appliquée aux importations en provenance de la France, de l'Allemagne, de l'Espagne et du Royaume-Uni, "les quatre pays à l'origine des subventions illégales" accordées à l'avionneur européen, a précisé l'USTR, douchant les espoirs de Londres d'être épargné dans la perspective du Brexit.  "Nous espérons entamer des négociations avec l'Union européenne afin de résoudre ce conflit au bénéfice des travailleurs américains", a toutefois commenté Robert Lighthizer, l'USTR.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu