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Économie – Social

Menuiserie Atulam à Jarnages : la petite entreprise qui monte, qui monte ...

vendredi 30 novembre 2018 à 11:47 Par Simon De Faucompret, France Bleu Creuse

À Jarnages, la menuiserie Atulam vient de recevoir une subvention de 600 000 euros de la part de la région Nouvelle-Aquitaine. Ce chèque prend part à un nouveau projet d'agrandissement de l'entreprise, qui n'a cessé de s'étendre depuis 21 ans.

En 21 ans, la menuiserie Atulam de Jarnages a connu plusieurs grandes phases d'agrandissement.
En 21 ans, la menuiserie Atulam de Jarnages a connu plusieurs grandes phases d'agrandissement. © Radio France - Simon de Faucompret

Jarnages, France

À Jarnages, la menuiserie Atulam est un gros morceau d'entreprise, une institution. On est loin de la petite menuiserie artisanale rachetée il y a 21 ans par Xavier Lecompte, encore PDG aujourd'hui. "On était un peu plus d'une vingtaine au début", se souvient-il. "Aujourd'hui, il y a 135 salariés, dont une grosse centaine dans l'usine." Une progression qui s'en ressent sur le chiffre d'affaire, passé d'1 million et demi à 17 millions d'euros.

600 000 euros d'aide de la région

La menuiserie fabrique des fenêtres et des portes en bois, qu'elle destine à un petit millier de clients professionnels partout en France. Pour satisfaire une demande toujours plus forte au fil des années, il a fallu progressivement agrandir la surface de l'usine. Le dernier épisode remonte à 3 ans seulement : en 2015, Atulam a doublé sa surface (passant de 5 000 à 10 000 m²), embauché une trentaine de salariés supplémentaires et acheté plusieurs dizaines de machines, portant le total à plus de 200. Tout ça pour un budget de 5 millions d'euros.

"Réduire le temps et les efforts pour accélérer la production"

Mais ce n'est pas suffisant pour Xavier Lecompte : "On veut réinvestir 5 millions d'euros sur les 5 prochaines années", révèle-t-il. Les 600 000 euros alloués à l'usine par la région Nouvelle-Aquitaine vont aider à payer les machines supplémentaires. Le PDG veut également recruter plusieurs dizaines d'autres salariés, et surtout : "Mieux organiser la production. On veut réduire le temps et les efforts consacrés à la création d'une fenêtre, pour accélérer le processus." De 65 fenêtres sorties chaque jour de l'usine, il veut passer à une centaine d'ici 2021.

"Aujourd'hui on tient nos délais, mais ils sont trop longs", ajoute-t-il. "On a eu tellement de commandes en début d'année dernière ... On est montés à des délais de 16 semaines. L'objectif, c'est de diviser ce temps par deux en fabriquant davantage."

De l'artisanal à l'industriel

Le directeur d'Atulam l'assure, "on est en train de passer du mode artisanal au mode semi-industriel" avec ce nouveau projet d'agrandissement. Mais il insiste bien sur le "côté familial" de ses salariés, quel que soit leur nombre.

Vitrage, montage, usinage, traitement du bois, peinture ... Le bois passe entre des dizaines de mains avant d'être changé en fenêtre prête à vendre. - Radio France
Vitrage, montage, usinage, traitement du bois, peinture ... Le bois passe entre des dizaines de mains avant d'être changé en fenêtre prête à vendre. © Radio France - Simon de Faucompret

"L'usine a énormément évolué, et moi avec elle."

Cédric travaille ici depuis 15 ans. "Je suis passé par tous les postes", sourit-il. "Je suis arrivé au plus bas, j'ai fait du vitrage, du montage, de l'usinage ..." Il est aujourd'hui responsable dans le service "Portes d'entrée et volets". "L'usine a énormément évolué, et moi avec elle", expose-t-il. "Surtout avec tous ces collègues qui sont arrivés. Il y avait quarante personnes quand j'ai commencé ..." Depuis, les rangs ont donc plus que triplé. Pas un problème pour Cédric : "Je suis un ancien maintenant, je prends les jeunes sous mon aile ! "

De son côté, Emma est employée d'Atulam depuis 4 ans. Elle considère cette entreprise comme un bon pourvoyeur d'opportunités dans le département. "Ça grandit sans arrêt !" s'exclame-t-elle. "Ça permet aussi d'avoir de l'emploi, ce qui n'est pas si évident en Creuse." Le plus important pour elle, c'est la garantie que tout ne s'effondre pas du jour au lendemain : "Ce n'est pas une entreprise qui s'installe, et qui dépose le bilan au bout de 5 ou 6 ans, sans avoir créé d'emplois. Pour l'instant, la machine fonctionne dans le bon sens." 

Reste à savoir si ce côté familial, proclamé par tous, peut survivre à ce nouveau projet d'investissements et d'embauche, qui va s'étaler sur cinq ans. C'est pourquoi plusieurs centaines de milliers d'euros vont être consacrés à l'organisation des salariés entre eux : tout ça pour éviter de les fatiguer et faciliter leurs interactions.