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Économie – Social DOSSIER : La santé : un enjeu électoral 2017

Metz : 300 personnels de santé dans la rue pour peser dans le débat présidentiel

mardi 7 mars 2017 à 16:08 Par Cédric Lang-Roth , France Bleu Lorraine Nord

Comme un peu partout en France, environ 300 professionnels de santé ont manifesté, devant les locaux de l'Agence régionale de santé de Metz. Ils dénoncent les cadences auxquelles ils sont soumis et les conséquences néfastes qu'elles ont sur les patients.

Les infirmiers, aides-soignants et professionnels de santé, dénoncent leurs conditions de travail qui se dégradent.
Les infirmiers, aides-soignants et professionnels de santé, dénoncent leurs conditions de travail qui se dégradent. © Radio France - Cédric Lang-Roth

Metz, France

Environ 300 infirmiers, aides-soignants, personnels de santé ont manifesté, ce mardi, devant les locaux de l'Agence régionale de santé à Metz. En pleine campagne présidentielle, ils dénoncent ce qu'ils appellent la "marchandisation" de la santé, conséquence selon eux des lois adoptées ces dernières années.

Ce que mettent en avant tous ces professionnels de santé, c'est la dégradation de leurs conditions de travail. Les burn-out et les arrêts maladie sont en augmentation, nous dit-on. Les salaires sont gelés depuis de trop nombreuses années. A titre d'exemple, dans les hôpitaux privés de Metz, une infirmière en début de carrière gagne un peu moins de 1.600 euros net par mois. Et tout cela crée un contexte où la motivation n'est plus vraiment présente.

Aucun candidat n'a pris la mesure de ce qui est en train de se passer

Avec leurs blouses porteuses du slogan "infirmières en colère", deux jeunes femmes dénoncent ainsi ce qu'est devenu leur hôpital psychiatrique : "une usine". Elles racontent leur quotidien fait de "remplacements à la dernière minute dans un autre service, ou de journées surchargées où on a l'impression d'être un objet. Les patients, eux, ce sont des billets de banque, rien d'autre."

Le constat est dur, il est partagé par Mathieu Piotrkowski, le responsable en Moselle de la CGT Santé et action sociale. "Aucun candidat aujourd'hui ne semble avoir pris la mesure de ce qui est en train de se passer." Et le syndicaliste d'expliquer qu'avec la mise en place de la tarification à l'acte dans les hôpitaux, "le secteur privé prend tous les actes qui rapportent le plus et le secteur public ceux qui coûtent le plus cher. Ça crée du déficit, forcément, et après on dit qu'on ferme telle maternité de proximité ou tel hôpital de proximité." Et après, il ne faut pas s'étonner, renchérit-il, de voir les urgences surchargées.

. - Radio France
. © Radio France

Durant toute la durée des campagnes pour l’élection présidentielle et les législatives, France Bleu a choisi de ne pas relayer de sondage sur son site internet. Fidèle à son image de proximité, France Bleu donne la parole au plus grand nombre au travers des reportages réalisés sur le terrain par les rédactions des 44 locales du réseau France Bleu.