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Michelin : le handicap facteur de performance

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Chez Michelin France, 6,8 % des salariés sont en situation de handicap, soit presque un point de plus que la moyenne nationale. C'est bien, le groupe a progressé, mais promet de faire encore mieux. Bilan dressé cette semaine à Clermont-Ferrand.

La bannière Michelin (image d'illustration)
La bannière Michelin (image d'illustration) © Radio France - Isabelle Gaudin

Michelin fait le point sur sa politique en matière de handicap. En 2017, le groupe a signé une convention avec l'AGEFIPH, l'association chargée de gérer les fonds pour l'insertion des handicapés. Quels résultats et quelles perspectives d'avenir ? Jean-Paul Ciocchetti, directeur de Michelin France, a fourni des chiffres et des explications ce jeudi, à Clermont-Ferrand, devant des collaborateurs impliqués dans le dispositif, et des personnels concernés.

Plus d'embauches et moins de licenciements 

En quelques années, Michelin a fait des progrès, en passant de 1 % à 4 % d'embauches par an de personnels porteurs d'un handicap et en diminuant de 20 % les licenciements pour inaptitude. Ces chiffres ont été obtenus dans le cadre d'une convention passée avec l'AGEFIPH, organisme paritaire qui a des compétences sur lesquelles Michelin a pu s'appuyer. Cette convention a été articulée autour de six axes portant notamment sur le recrutement, le maintien dans l'emploi, la communication. Budget global : 1,6 millions d'euros. "L'entreprise doit être le reflet du monde extérieur" explique Jean-Paul Ciocchetti persuadé que "la diversité, lorsqu'elle est accompagnée, est facteur de performance". 

L'expérience de Christophe

En 2016, un réseau de 23 "référents handicap" avait été mis en place dans les différents sites Michelin pour accompagner les salariés en difficulté. Porté par Sylvie Josse, responsable mission handicap France, ce réseau a été "la cheville ouvrière" de cette politique. Objectif : répondre rapidement aux personnels, les conseiller, les accompagner. 

Christophe a bénéficié du dispositif. Agé de 48 ans, il est ajusteur-monteur sur le site de la Combaude, à Clermont-Ferrand. Il raconte volontiers son "parcours du combattant" avant de signer un CDI chez Michelin. Après un très grave accident de la route survenu alors qu'il est adolescent, il passe deux ans à l'hôpital. Les séquelles sont importantes, occuper un emploi avec son mal de dos est compliqué : "Je suis obligé de travailler moitié assis, moitié debout, je suis obligé de me lever régulièrement. je ne peux pas porter des charges trop lourdes". Il enchaîne les contrats en intérim, obtient quelques formations. Soutenu par l'agence Inser'Adis, il effectue un intérim chez Michelin où il est finalement embauché : "On a aménagé mon poste, j'ai mes collègues qui comprennent ce que j'ai". 

Pierre Debord est référent handicap Michelin pour les sites de Clermont-Ferrand : "Christophe était en grande difficulté. Son intérim, au début, était plus un moyen pour lui de remettre un pied à l'étrier en vue d'une insertion professionnelle, sans plus d'ambition. En fait, à partir du moment où il a été dans un environnement accueillant, avec des managers à l'écoute de ses difficultés, il a repris confiance en lui, et on a pu détecter ses compétences et ses talents et s'apercevoir qu'il pouvait continuer l'aventure chez nous à partir du moment où il y avait un poste. On perçoit chez ces gens-là une volonté d'y arriver ,  et cette énergie-là, cette envie d'avancer, forcément elle est communicative aux collègues de travail qui sont autour !".

Pierre Debord souligne que chaque cas est différent. Il y a le handicap, qui recouvre des situations très différentes, et il y a aussi le vécu de la personne, son histoire. L'entreprise doit donc s'adapter.

Et maintenant ?

Michelin souhaite poursuivre dans cette voie. Prochainement, la négociation d'un accord sur le handicap sera menée avec les syndicats. L'idée, c'est "d'ancrer ces actions". Si les discussions entre direction et partenaires sociaux aboutissent et si l'accord obtient l'agrément de la Direccte, l'entreprise est exonérée de sa contribution à l'AGEFIPH. En revanche, elle ne peut plus bénéficier des services de l'association. 

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