Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Migennes : 500 manifestants étaient dans la rue pour défendre la fonction publique

jeudi 19 avril 2018 à 18:39 Par Aurore Richard, France Bleu Auxerre

500 personnes ont défilé dans les rues de Migennes, ce jeudi 19 avril, pour une manifestation dite "de la convergence des luttes", à l'initiative de deux syndicats, la CGT et Solidaires. Les cheminots étaient en tête en file mais il y avait aussi d'autres professions de la fonction publique.

La manifestation de ce jeudi 19 avril, à Migennes, a été organisée par deux syndicats : la CGT et Solidaires
La manifestation de ce jeudi 19 avril, à Migennes, a été organisée par deux syndicats : la CGT et Solidaires © Radio France - Aurore Richard

Migennes, France

Dans les rues de Migennes, ce jeudi 19 avril, 500 personnes se sont réunies pour une manifestation dite "de la convergence des luttes". Elle s'est faite à l'initiative de deux syndicats, la CGT et Solidaires et elle a rassemblé plusieurs services publics. Personnel hospitalier, ATSEM, personnel de crèche, entre autres, étaient présents aux côtés des cheminots. Ils étaient tous rassemblés dans le but de se faire mieux entendre et ainsi, de devenir une seule voix pour défendre le service public. 

Les cheminots ont défilé alors que Matignon a annoncé, ce mercredi 18 avril, que le statut de cheminot serait supprimé début 2020. "On va encore se battre. Le statut des cheminots, c'est ce qu'on oppose aux difficultés de l'entreprise alors que la Ministre, qui est actuellement en charge du dossier, était à la SNCF avant, et c'est elle qui nous a menés là où on est. C'est une volonté politique de détruire ces services publics", estime Osvaldo Cerqueira, secrétaire général de la CGT cheminots de Migennes, le mégaphone à la main.

"C'est une volonté politique de détruire ces services publics" - Osvaldo Cerqueira, CGT cheminots de Migennes

Pour les manifestants, les services publics sont déjà mis à mal, notamment à l'hôpital d'Auxerre où Corinne Rivière a exercé. "Une aide-soignante a normalement 40 minutes pour s'occuper d'un patient. Aujourd'hui, elle n'a que 6 ou 10 minutes pour le faire donc au petit-déjeuner, on leur écrase les biscottes dans le café pour essayer de les faire manger plus vite", regrette-t-elle. 

Cela risque de se dégrader car 120.000 postes de fonctionnaires vont être supprimés sur cinq ans, notamment dans les crèches et les écoles.  "Chacun va devoir trouver des moyens, individuellement, pour faire garder les enfants, pour les faire manger le midi. Des gens vont devoir arrêter de travailler pour s'occuper de leurs enfants. Ceux qui ont déjà peu vont payer le prix fort", s'inquiète Monique Jarry, de la CGT des territoriaux de la ville de Sens. 

Cette dernière considère que tout le monde bénéficie de ces services. Elle était donc ravie qu'il n'y ait pas eu que des fonctionnaires à cette manifestation. Des salariés de Yoplait, de l'industrie métallurgie et agro-alimentaires, étaient aussi présents. Un nouveau rassemblement "convergence des luttes" est d'ailleurs prévu le 1er mai prochain.