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Santé – Sciences

Les personnels du CHU de Montpellier inquiets pour l'avenir du service de psychiatrie

mardi 24 avril 2018 à 18:42 Par Elena Louazon, France Bleu Hérault

Un rassemblement avait lieu ce mardi à l'hôpital la Colombière de Montpellier (Hérault). Les personnels du service de psychiatrie protestent contre la possible suppression de toute une unité dédiée traitement des troubles anxieux et dépressifs.

Des personnels du CHU se sont rassemblés pour protester contre un projet de suppression de dix-neuf lits dans le service de psychiatrie
Des personnels du CHU se sont rassemblés pour protester contre un projet de suppression de dix-neuf lits dans le service de psychiatrie © Radio France - Elena Louazon

Montpellier, France

Ils étaient une cinquantaine de personnes, réunies tôt ce mardi matin dans la cour d'honneur de l'hôpital La Colombière. Des médécins, des aides-soignants et des infirmiers, mais aussi des représentants du personnels, inquiets pour l'avenir du service de psychiatrie. Une consultation lancée au début du mois projette la suppression des 19 lits sur les 250 que compte le service, ce qui correspond en fait à l'intégralité de l'unité de troubles anxieux et dépressifs de l'hôpital, qui pourrait disparaître. 

Les patients qui y sont accueillis souffrent entre autres de burn-out, de dépressions sévères, ou de névroses. Les personnels du service ne comprennent pas la volonté de la fermer, car le taux de remplissage est supérieur à 85%. 

Une santé à deux vitesses

Avec ce projet, le service de psychiatrie devrait se spécialiser dans l'accueil des urgences et délaisser la prise en charge à moyen et long terme. Pour les personnels mobilisés, cela constituerait "une privatisation de la santé". "Notre crainte c'est que certaines pathologies se retrouvent exclues du CHU, alors que tout le monde n'a pas l'argent pour se faire soigner en clinique privée, explique Maria Camison, aide-soignante au CHU. Tous les citoyens doivent avoir accès à la santé, quelle que soit leur classe sociale, le service public doit être universel."

L'hôpital public accueille tous les patients, pas seulement ceux qui ont de l'argent pour se faire soigner."

C'est surtout la compatibilité entre la nature des pathologies et le nouveau mode de prise en charge qui inquiète les soignants. "On rentrait dans ce service parce qu'on avait une crise aiguë, et derrière s'enclenchait tout un _travail de fond pour que le patient puisse se rétablir_, s'émeut Romain Sauvert, délégué du personnel au CHU. Ceci demande énormément de temps, de professionnels, et de personnes à l'écoute. On doit avoir des gens qui puissent écouter et accompagner ces patients."

S'adapter aux besoins

Du coté du CHU, on s'appuie sur des études récentes qui recommandent de privilégier l'ambulatoire. "On adapte les prises en charges des patients à l'évolution de la population. Il s'agit d'un projet médical de modernisation", précise Julie Durand, la directrice de la communication du CHU de Montpellier. 

Le service de psychiatrie compte 250 lits, si l'unité de troubles anxieux et dépressifs venait à être supprimé, quatre lits seraient crées dans l'unité des urgences. La décision définitive sera prise dans plusieurs mois.