Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Modane : une centaine de saisonniers des stations de ski bloquent l'accès au tunnel du Fréjus

Une centaine de saisonniers des stations de ski perturbent ce lundi matin l'accès au tunnel du Fréjus, à l'appel du syndicat Force Ouvrière. Un barrage filtrant est installé à Modane pour protester contre la fermeture des remontées mécaniques.

Une centaine de saisonniers manifestent au tunnel du Fréjus contre la fermeture des remontées mécaniques.
Une centaine de saisonniers manifestent au tunnel du Fréjus contre la fermeture des remontées mécaniques. © Radio France - Justine Leblond

Une centaine de saisonniers des stations de ski perturbent ce lundi matin l'accès au tunnel du Fréjus, à l'appel du syndicat Force Ouvrière. Un barrage filtrant est en cours depuis 9h00 à Modane, occasionnant des difficultés de circulation. Les manifestants ont occupé les lieux jusqu'à 13 heures. 

Le barrage filtrant installé sur la voie d'accès au tunnel du Fréjus à Modane.
Le barrage filtrant installé sur la voie d'accès au tunnel du Fréjus à Modane. © Radio France - Justine Leblond

Crainte d'une casse sociale d'ampleur chez les saisonniers de la montagne

Les manifestants protestent sous la neige contre le maintien de la fermeture des remontées mécaniques décidé par le gouvernement et réclament une prise en charge totale de tous les saisonniers cet hiver. Certains, non embauchés, ne bénéficient en effet pas du chômage partiel, ce qui fait leur redouter une casse sociale d'ampleur parmi les travailleurs saisonniers. "Il y a trop de contrats courts, de contrats de renfort, d'activité... On invente de tout. Le problème c'est que ces gens-là ne sont pas rembauchés, donc pas de chômage partiel. _Ils n'ont plus rien_", détaille Eric Becker, le délégué de force ouvrière à l'origine de cette action coup de poing.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d’utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Alors que les vacances scolaires de février vont commencer pour la zone A (académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon, Poitiers) à partir de ce samedi, les remontées mécaniques resteront fermées en montagne.

"On est remontés"

"On est remontés", affichent les pancartes de la manifestation. La plupart des contestataires touchent le chômage partiel, mais ce n'est pas toujours suffisant... "On a des primes qui ne sont pas forcément versées, alors on a des discussions par ci-par-là. Mais _on se dit que si on ne milite pas, personne le fera à notre place_... C'est un peu le flou artistique", confie Yann, pisteur secouriste.

Pour Bruno, qui travaille depuis 19 ans aux remontées mécaniques de Méribel, la crise va laisser des traces au-delà de l'hiver : "il va y avoir une grosse répercussion sur la saison d'été. Avec les stations fermées : pas de location, pas de rénovation...On le sait déjà, ça va être compliqué, et sûrement pendant plusieurs années."

Sophie travaille aux remontées mécaniques des Deux Alpes depuis 1993. Son fils devait suivre ses pas et démarrer son premier emploi cet hiver : "il n'a pas le droit au chômage, rien du tout. Il n'a pas été embauché parce que c'est un nouveau saisonnier.C'est vraiment très très dur." C'est dur financièrement mais aussi moralement. Sophie, habituée à travailler été comme hiver à la montagne, pendant 8 mois, tourne en rond. "On fait le choix de vivre au grand air et là ça commence à être très long. On est chez soi, moins on en fait, moins on a envie d'en faire... C'est plus possible."

Une "aide massive" promise par le gouvernement

Le 20 janvier dernier, le gouvernement avait annoncé qu'en raison des restrictions sanitaires liées à l'épidémie de Covid-19, les remontées mécaniques ne pourraient pas rouvrir début février, ni probablement les semaines suivantes, au grand regret d'une filière qui emploie des centaines de milliers de personnes dans les vallées de montagne et qui crie au secours depuis des mois.

Lors d'un déplacement dans les Hautes-Alpes, le lundi 25 janvier, le ministre délégué chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt, et le secrétaire d'État chargé de la Ruralité, Joël Giraud ont promis que l'État apporterait une "aide massive" aux acteurs publics et privés de la montagne pour compenser la fermeture des remontées mécaniques.

Les communes ayant des revenus liés au tourisme d'hiver "sont assurées de percevoir au minimum ce qu'elle percevaient en 2019 en taxes de séjour et taxes de remontées mécaniques", a expliqué M. Dussopt, précisant que les décrets de reconduction de cette disposition déjà prise en 2020 "sont en cours de signature" pour 2021. "C'est extrêmement onéreux mais cela suffira pour maintenir tout le monde hors de l'eau", a complété Joël Giraud, ex-élu de la région.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess