Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Moins d'un CDD sur deux mène à un CDI, selon l'Insee

-
Par , France Bleu

Dans une étude publiée ce mardi 2 juillet, l'Insee s'interroge sur la stabilité de l'emploi en France sur la base de données collectées entre 2008 et 2015. Elle constate que seuls 47% des salariés en CDD ont obtenu un CDI sept ans plus tard.

En France, seuls 47% des CDD ont trouvé un emploi stable entre 2008 et 2015.
En France, seuls 47% des CDD ont trouvé un emploi stable entre 2008 et 2015. © Maxppp - Odilon Dimier

France

Le contrat à durée déterminée (CDD), un tremplin vers la stabilité ? Pas dans la plupart des cas, pointe l'Insee dans une étude publiée ce mardi 2 juillet. En comparant la situation de salariés entre 2008 et 2015, l'institut de statistiques observe que seuls 47% des employés en contrat à durée limitée (CDD ou contrat aidé) ont finalement obtenu un CDI sept ans plus tard

Un CDI plus accessible aux jeunes employés et aux cadres

Ces chances d'obtenir un emploi stable dépendent beaucoup du profil et du secteur des travailleurs ... mais aussi de leur âge : si chez les 16-35 ans, une moitié de salariés a pu accéder à un CDI en l'espace de 7 ans, c'est beaucoup moins facile après 35 ans : ils ne sont que 36% d'hommes et 44% de femmes à avoir décroché le Graal sur la même période.

Autre observation de l'Insee : les contrats courts sont plus souvent pourvus par les employés moins diplômés ou ayant fait des études moins longues : 14% des employés et 12% des employés sont en contrat à durée limitée, contre seulement 3,8% des cadres du secteur privé.

Risque de chômage plus élevé

C'est indéniable, le contrat à durée indéterminée (CDI) est un gage essentiel de stabilité dans la vie des salariés : près des trois quarts de ceux qui avaient un emploi stable en 2008 étaient dans la même situation sept ans plus tard. Et parmi eux, un salarié sur deux n'avait même pas changé d'entreprise. Conséquence : les emplois à durée limitée sont plus durement touchés par le chômage. 20% des CDD sondés en 2008 se sont retrouvés sans emploi en 2015. Un chiffre deux fois plus élevé que pour les CDI. Ne bénéficiant pas des évolutions liées à l'ancienneté, les salariés précaires ou en contrat court sentent aussi cette différence sur la fiche de paie : ils sont en moyenne payés 6,8% moins cher que les CDI.

Comment éviter cette "trappe à précarité" et permettre une meilleure évolution aux salariés en contrat à durée limitée ? Le gouvernement veut en limiter la surexploitation en instaurant, début 2020, un système de bonus-malus : les entreprises qui abusent des contrats courts verront leurs cotisations patronales d'assurance chômage modulées en fonction du taux de rupture. De quoi favoriser l'embauche stable, notamment dans les secteurs de l'hôtellerie-restauration ou des transports.